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Un saut dans le cœur du monde

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Chaque année quelques artistes s’ajoutent à la prestigieuse liste de candidats à un Artis. Leur travail s’est démarqué au cœur du public toujours à l’affût de vivre des émotions. Voici comment nos nouveaux nommés reçoivent cette marque d’amour.

Ludivine Reding

rôle féminin série dramatique saisonnière

Photo Agence QMI, Dario Ayala

Le premier mot qui t’est venu en tête en apprenant ta nomination ?

Aucun. Honnêtement, je suis restée sans mot. Juste touchée, émue.

Le moment charnière où Fanny dans Fugueuse s’est inscrite dans le cœur des gens ?

Au 4e épisode, tout a explosé sur les réseaux sociaux. C’était la fameuse scène du viol. Une scène qui s’inscrit dans le processus de désensibilisation du corps. J’ai vu à ce moment-là que le public était profondément attaché au personnage. Qu’il avait le goût de la prendre dans leurs bras. Les gens exprimaient être impuissants devant leur télévision. J’ai vu qu’ils étaient attachés à Fanny, et par la suite, à Ludivine.

Ce que le public te dit le plus souvent quand il te rencontre ?

Plusieurs m’avouent qu’ils ne regardaient plus beaucoup la télé, mais que cette série, ils l’ont regardée et souvent en famille. Beaucoup de jeunes l’ont écoutée aussi. Certains me disent que la série les a aidés à passer à travers une situation difficile. Je suis contente qu’elle ait créé des discussions. Des gens me disent aussi qu’ils me trouvent inspirante. Ça me pousse à continuer à m’impliquer pour la cause. J’ai tellement reçu de beaux témoignages que je veux redonner.

Si tu gagnes, pour qui auras-tu une pensée ?

Pour toutes les familles des jeunes, garçons comme filles, qui vivent des situations semblables à celle de Fanny. On n’en parle pas assez. Ils doivent être mieux compris.

Pier-Luc Funk

 artiste d’émission jeunesse

Photo Agence QMI, Dario Ayala

Le premier mot qui t’est venu en tête quand tu as appris ta nomination ?

C’est Gino Chouinard ! Je pensais que j’allais enregistrer Vlog et il est apparu comme un clown dans une fête d’enfant à la sortie de l’ascenseur.

Qu’est-ce qui a fait la différence cette année ?

Chaque année, je voyais les nommés et je me disais que je joue dans les émissions jeunesse depuis que j’ai 14 ans. Peut-être que cette année, j’ai été plus présent dans toutes sortes de projets. Ça a donné un step supplémentaire à cette dose d’amour incroyable du public. J’ai eu plus d’exposure. Des projets qui m’ont permis de me faire connaître au-delà des rôles.

Ce que le public te dit le plus souvent quand il te croise ?

À l’époque de Mémoires vives on me disait souvent « Hey que je t’haïs ! », mais sinon, ce qu’on me dit le plus souvent c’est : « Merci. Ça me touche beaucoup ». Un petit mot simple de jeunes ou de leurs parents qui me disent merci de faire ce que tu fais. Je ne suis ni pompier ni médecin, mais c’est l’fun de voir que je peux avoir un impact.

Si tu gagnes, pour qui auras-tu une pensée ?

Pour mes parents qui, alors que je n’avais que 12 ans, m’ont aidé à apprendre mes textes, ont assuré mes déplacements. Ça demande un dévouement incroyable. Pour mon neveu de 8 mois qui me donne le goût d’être un modèle de réussite. Et pour Sarah-Jeanne Labrosse, car ça voudra dire que je l’ai battue ;) et nous sommes très compétitifs Sarah-Jeanne et moi.

Pierre-Yves McSween

► animateur d’émission de service

Photo Agence QMI, Dominick Gravel

Le premier mot qui t’est venu en tête quand tu as appris ta nomination ?

Cocasse. Un comptable professionnel agréé en nomination dans un gala d’artistes... c’est drôle !

À quoi l’attribues-tu ?

À l’approche accessible pour traiter de finances personnelles ? Je fais mon travail avec sérieux et humour. En finance, l’humour c’est rare. Mais surtout, j’ai beaucoup de visibilité, ça aide, faut avoir l’humilité de le reconnaître.

Ce que le public te dit le plus souvent quand il te croise ?

Est-ce que vous êtes le comptable ?

Si tu gagnes, pour qui auras-tu une pensée ?

Pour Denis Dubois et son équipe à Télé-Québec qui ont fait le pari de me faire confiance, ainsi­­­ que pour l’équipe de Pixcom sans qui je ne répondrais même pas à cette question.

Fabien Cloutier

► rôle masculin série dramatique annuelle

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Le premier mot qui t’est venu en tête en apprenant ta nomination ?

Ben voyons !

Qu’est-ce qui a fait la différence cette année dans le cœur des gens ?

Je pense que les gens te découvrent à un moment. Ils t’aiment bien. Puis te revoient­­­, voient que tu réussis encore à les surprendre, puis ont envie de te suivre. C’est un échange entre l’amour que le public te porte et le plaisir à nous voir jouer. Avec Faits divers, je pense que le public s’est reconnu quelque part dans ce personnage qui prend mauvaise décision sur mauvaise décision sans aucune méchanceté et qui essaie de s’en sortir. Pour un acteur, c’est important de comprendre la maladresse de nos personnages et de ne jamais les condamner dès le départ.

Ce que le public te dit le plus souvent quand il te rencontre ?

Qu’il aime mes personnages, que ce soit dans Faits divers, Les pays d’en haut ou Boomerang. Je suis passé du théâtre à l’humour, de l’écriture à la télé, je suis toujours content quand quelqu’un me dit qu’il me découvre sous un autre angle.

Si tu gagnes, pour qui auras-tu une pensée ?

Tous les autres acteurs. C’est un métier malgré tout difficile. Il n’y a pas assez de travail pour tout le talent que nous avons au Québec. Et tellement d’acteurs méritent d’être découverts et suivis.

Sophie Desmarais

► rôle féminin série dramatique saisonnière

Photo Jean-François Desgagnés

Le premier mot qui t’est venu en tête quand tu as appris ta nomination ?

Ben voyons donc !

Le moment charnière où Gaïa dans L’imposteur s’est démarquée à ton avis dans le cœur du public ?

Quand elle a avoué à Philippe son terrible secret, une vraie complicité s’est créée entre eux. Et je crois que c’était une relation unique et originale à la télévision.

Ce que le public te dit le plus souvent­­­ quand il te croise ?

Est-ce qu’ils vont finir ensemble ? Quand la série n’était pas encore terminée.

Si tu gagnes, pour qui auras-tu une pensée ?

Pour Marc-André Grondin, il était pratiquement mon seul partenaire de jeu dans cette série. J’ai eu énormément de plaisir à travailler avec lui, et je crois qu’on avait quelque chose de très beau à créer ensemble. On a beaucoup ri.

Pascal Morrissette

► artiste d’émission jeunesse

Photo courtoisie Patrick Séguin

Le premier mot qui t’est venu en tête quand tu as appris ta nomination ?

Dans cet ordre : Wow ! Ben voyons donc ! C’est fou !

Qu’est-ce qui a fait la différence cette année ?

Principalement mon apport au magazine jeunesse Cochon Dingue.

Je pense que l’émission est très appréciée des familles et des jeunes. On m’en parle tous les jours ! Les jeunes connaissent des phrases de sketches par cœur et me font mes personnages. C’est vraiment spécial comme sentiment. Ça me rappelle la folie que je ressentais quand j’écoutais Télé-Pirate. De plus, mon implication dans l’événement Juste Pour ados (mon événement chouchou) a dû plaire aux ados qui étaient nombreux sur place les deux dernières années.

Ce que le public te dit le plus souvent quand il te rencontre ?

Est-ce que tu es Momo de Cochon dingue ? J’adore l’émission, je la regarde tout le temps. T’es drôle. :)

Si tu gagnes, pour qui auras-tu une pensée ?

Évidemment, mes collègues de Cochon dingue, Marilou Morin, Pascal Barriault et Valérie Chevalier. Tous ceux avec qui j’ai fait de la télé jeunesse et mon équipe de Juste pour ados. Parce qu’on travaille fort en gang ! De plus, je penserai certainement aux belles influences que j’ai eues dans ma vie. Des intervenants jeunesse jusqu’à certains professeurs qui ont cru en moi. Ils ont changé ma vie ! Et je dois ajouter que je penserai à ma fille à naître. J’espère être un bon modèle pour elle et cette nomination me rassure ;)

Maripier Morin

Photo Agence QMI, Dario Ayala

Maripier Morin est aussi une nouvelle nommée dans deux catégories : animatrice d’émission culturelle et talk-show et animatrice d’émission de jeux.