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Une histoire touchante

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Avant même d’être publié, ce premier roman a attiré l’attention d’une kyrielle d’éditeurs et, depuis peu, on peut découvrir pourquoi.

<b><i>La chambre des merveilles</i></b><br/>Julien Sandrel<br/>Aux Éditions Calmann-Lévy, 270 pages
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La chambre des merveilles
Julien Sandrel
Aux Éditions Calmann-Lévy, 270 pages

Pour arriver là où elle est aujourd’hui, soit directrice marketing de la division shampoings techniques d’un important groupe de cosmétiques, Thelma a travaillé très dur toute sa vie. À Paris, quand on élève seule un enfant, c’est du reste souvent le prix à payer... Mais par une froide matinée de janvier, son univers basculera en quelques secondes : en faisant du skate, son fils Louis, 12 ans, sera frappé de plein fouet par un camion. Et comme il plongera instantanément dans un profond coma, les médecins se mettront d’accord sur un point : si, au cours des quatre prochaines semaines, son état ne change pas et que Louis ne montre toujours aucun signe de réveil, ils arrêteront de le maintenir artificiellement en vie.

Il faut l’avouer, il y a des sujets nettement plus joyeux. Ce premier roman, dont les droits ont déjà été achetés dans une vingtaine de pays, nous réserve toutefois une surprise de taille.

À chaque jour suffit sa peine

Après avoir trouvé par hasard le « carnet des merveilles » de Louis, un petit cahier broché dans lequel il a dressé la liste de toutes les expériences qu’il aimerait vivre avant de mourir, Thelma décidera en effet de les vivre une à une à sa place pour pouvoir ensuite revenir à son chevet et les lui raconter avec moult détails. Mais si certaines seront relativement faciles à réaliser – comme admirer les lumières de Tokyo depuis le sommet d’un gratte-ciel –, d’autres l’obligeront à faire des trucs franchement dingues.

Une bonne chose, puisque c’est ce qui nous a permis de poursuivre la lecture de ce roman sans vider 36 boîtes de mouchoirs. On a même souri à quelques reprises et sans être un coup de cœur, on ne risque pas d’oublier cette belle histoire de sitôt !

À lire aussi cette semaine

Les chasseurs de gargouilles

John Freeman Gill<br/>Aux Éditions Belfond, 446 pages
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John Freeman Gill
Aux Éditions Belfond, 446 pages

Au cœur des années 1970, le jeune Griffin, 13 ans, ne tardera pas à découvrir les hauts et les bas de tous ceux qui, tout comme lui, auront la malchance de voir leurs parents divorcer. Passionné d’architecture, son père parviendra cependant à lui donner une nouvelle raison d’apprécier la vie... en volant les décorations d’immeubles sur le point d’être démolis. Une belle idée-cadeau pour la fête des Mères, ce roman permettant de voir New York sous un tout autre angle.

La daronne

Hannelore Cayre<br/>Aux Éditions Points, 192 pages
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Hannelore Cayre
Aux Éditions Points, 192 pages

Patience Portefeux, 53 ans, n’est pas une mère ordinaire : après avoir passé plus de 20 ans à traduire de l’arabe au français pour la brigade des stups tous les appels des trafiquants mis sur écoute, elle passera elle-même du jour au lendemain de l’autre côté de la barrière... en mettant la main sur une quantité énorme de shit. Et pour l’écouler, elle se fera rapidement un nouveau nom : la daronne. Un polar qui a remporté plusieurs prix l’an dernier.

La beauté naturelle

Goop<br/>Aux Éditions Marabout, 288 pages
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Goop
Aux Éditions Marabout, 288 pages

Les éditeurs de Goop, le site lifestyle fondé par l’actrice Gwyneth Paltrow, ont réuni dans ce livre tous leurs meilleurs conseils pour aider les femmes (et les mamans !) à bouger davantage, à mieux manger, à avoir un sommeil réparateur, à afficher une plus belle chevelure, à adopter les bons gestes beauté ou à préparer des petits plats bourrés de vitamines. Un bon outil, à condition d’en prendre et d’en laisser.

Vie ? ou Théâtre ?

Charlotte Salomon<br/>Aux Éditions Taschen, 600 pages
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Charlotte Salomon
Aux Éditions Taschen, 600 pages

Quelques mois avant d’être assassinée à Auschwitz, Charlotte Salomon a eu la clairvoyance de confier ses gouaches et ses aquarelles à un ami proche en lui disant : « Prends-en soin, c’est toute ma vie. » Si on a beaucoup aimé le Charlotte de David Foenkinos et qu’on est curieux de découvrir l’œuvre autobiographique de cette géniale artiste peintre allemande d’origine juive, c’est un livre qu’on ne se lassera pas de feuilleter.

Frissons garantis

Le temps des tourments

<b><i>Le temps des tourments</i></b><br/>John Connolly<br/>Aux Éditions Presses de la Cité, 576 pages
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Le temps des tourments
John Connolly
Aux Éditions Presses de la Cité, 576 pages

Même si on n’a pas eu la chance de lire tous les thrillers de la série Charlie Parker, on a un faible pour l’écrivain irlandais John Connolly et ce 15e opus nous donne raison de continuer à l’apprécier, et ce, malgré un début plutôt banal qui, oui, a presque réussi à nous faire craindre le pire. Mais autant vous rassurer tout de suite : dès l’instant où le détective privé Charlie Parker entre en scène, on sort assez vite des sentiers battus pour plonger tête première dans un très glauque univers parfois baigné de fantastique.

Une sinistre communauté

Après avoir purgé une peine de six ans dans la prison d’État du Maine pour pédophilie, Jerome Burnel n’aura plus qu’une idée en tête : enfin parvenir à prouver son innocence en demandant à Charlie Parker d’éclaircir les circonstances de son arrestation. Ce qui amènera cet ancien flic particulièrement cabossé par la vie à enquêter sur une communauté de Virginie-Occidentale dont les membres, tous plus étranges et violents les uns que les autres, pourraient inspirer à John Carpenter quantité de nouveaux films d’horreur. Car si Charlie Parker pensait déjà avoir tout vu et tout entendu, il ne tardera pas à réaliser que la folie des hommes peut parfois carrément dépasser l’entendement.