/sports/football/rougeetor
Navigation

L’exemple d’Antony Auclair

Alexandre Savard reste humble malgré les comparaisons avec son ex-coéquipier

Alexandre Savard, photographié mercredi dernier à l’occasion d’une séance d’entraînement en prévision du Défi Est-Ouest, sait qu’il devra travailler fort s’il veut suivre le même parcours que  Antony Auclair. «Je demeure les deux pieds sur terre», indique-t-il.
Photo Stevens LeBlanc Alexandre Savard, photographié mercredi dernier à l’occasion d’une séance d’entraînement en prévision du Défi Est-Ouest, sait qu’il devra travailler fort s’il veut suivre le même parcours que Antony Auclair. «Je demeure les deux pieds sur terre», indique-t-il.

Coup d'oeil sur cet article

Tout au long de la semaine du Défi Est-Ouest, plusieurs ont tracé des comparaisons entre Alexandre Savard et son ancien coéquipier Antony Auclair qui poursuit maintenant sa carrière dans la NFL avec les Buccaneers de Tampa Bay.

L’ailier rapproché du Rouge et Or de l’Université Laval a entendu les commentaires, mais il est réaliste. «C’est très flatteur, mais je demeure les deux pieds sur terre, a résumé Savard du haut de ses 6 pi 5 po et 242 livres. Je devrai travailler bien, bien fort avant de me retrouver où Antony est. Antony est un bon exemple à suivre.»

S’il estime les comparaisons inévitables étant donné que les deux joueurs viennent du même programme, possèdent un gabarit similaire et ont obtenu des résultats à leurs tests physiques semblables, Mathieu Bertrand met toutefois des bémols.

«Alex a tous les outils nécessaires pour y arriver, mais il y a beaucoup de travail à faire, a souligné le coordonnateur des unités spéciales et entraîneur des centres arrière/ailiers rapprochés du Rouge et Or. Alex est doué, mais c’est vite un peu de comparer les deux joueurs. Il a été ailier espacé toute sa vie et il doit apprendre à bloquer.»

«Il aime ça quand ça brasse»

Contrairement à Auclair qui a adopté la position d’ailier rapproché dès sa première saison à Laval, Savard, lui, a disputé ses deux premières campagnes comme ailier espacé avant d’être muté l’an dernier. Il est toutefois retourné comme receveur en deuxième moitié de saison parce que le Rouge et Or voulait miser sur un centre arrière traditionnel en Simon Gingras-Gagnon

«Alex est vite, fort, et il aime ça quand ça brasse, mais il y a plusieurs facettes à considérer quand tu joues à l’intérieur, a expliqué Bertrand. Les recruteurs de la LCF et la NFL aimaient beaucoup Antony parce qu’il était fort techniquement. Dans le cas d’Alex, son cheminement doit se faire plus vite parce qu’il ne lui reste qu’une saison universitaire, mais on ne doit pas sauter d’étapes. C’est la clé. On doit s’assurer que les fondations sont solides et y aller une étape à la fois.»

«C’est un beau projet, poursuit l’ancien quart-arrière vedette du Rouge et Or. Ça ne pousse pas dans les arbres des joueurs avec son gabarit. Son rêve n’est pas accessible à tout le monde. Il est athlétique et possède de bonnes mains. Avec Antony, on a prouvé que nous sommes capables de développer des joueurs pour la NFL.»

Habiletés à bloquer

À Orlando, lors du camp de printemps, Savard était de retour comme ailier rapproché. «Il y a eu une nette progression dans mes habiletés à bloquer, a-t-il indiqué. J’ai confiance en Mathieu et Justin (Éthier) pour la suite.»

Bertrand confirme la progression. «En Floride, il a progressé à tous les entraînements. L’avenir nous dira si une saison est un délai trop rapide pour atteindre un développement qui retiendra l’attention de la NFL.»