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Une bière pour rapprocher le public de la science

Un festival permet à des chercheurs de présenter leurs travaux dans des bars de Québec

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Les soirées Une pinte de science n’auront rien d’une conférence traditionnelle, assurent les organisateurs Kevin Gonthier et Marine Tournissac. Après une courte présentation d’une vingtaine de minutes seulement, les chercheurs présents prendront le temps d’échanger avec le public pendant plus d’une heure.

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Des étudiants de l’Université Laval démocratiseront la science au cours des prochains jours en organisant le festival «Une Pinte de sciences», une façon originale d’ouvrir la porte du monde scientifique au grand public.

La formule d’une Pinte de science n’est pas sorcière. Un chercheur reconnu, un public non initié et une bonne bière pour rapprocher les deux solitudes. L’objectif est d’offrir le fruit du travail des scientifiques à un public qui en verra les impacts sur sa vie au cours des prochaines années.

«Nous tentons de trouver des sujets qui sont d’actualité et qui intéresseront le public», explique l’organisatrice de l’événement Marine Tournissac. Parmi les sujets abordés lors de cette troisième édition, les nanotechnologies, le dépistage génétique et le numérique sont particulièrement au goût du jour.

«Les gens doivent s’intéresser à ces changements parce qu’ils vont bouleverser notre vie éventuellement», ajoute Mme Tournissac, elle-même doctorante en sciences pharmaceutiques.

Accessible la science

Avec Une Pinte de Sciences, les organisateurs veulent convaincre le grand public que la science est plus accessible qu’on ne le croit. Fini la crainte des grands termes ardus et des exposés sans fin, on mise ici sur la vulgarisation et la participation du public.

«L’accessibilité à la science ne dépend que de la personne qui la présente», lance en riant la Dre Élodie Boisselier, chercheure en Médecine régénératrice du département d’ophtalmologie du CHUL, qui participera à l’activité.

Selon le modèle proposé par le festival, les soirées scientifiques n’auront rien d’une conférence traditionnelle. Après une courte présentation d’une vingtaine de minutes seulement, les chercheurs présents prendront le temps d’échanger avec le public pour plus d’une heure. Une belle façon de briser les clichés du rat de laboratoire ou du scientifique fou.

«Il y a tellement de la belle science qui se fait à Québec, qui se fait sur notre campus. Il y a plusieurs choses qu’on n’imaginerait jamais se faire ici, mais pourtant. La découverte scientifique ne se fait pas qu’aux États-Unis», insiste Kevin Gonthier, également membre du comité organisateur.

Rétablir les faits

À l’ère des sites de fausses nouvelles et des réseaux sociaux, un événement comme Pinte de science, qui se déroulera en simultané dans 12 villes canadiennes et 21 pays, est une belle occasion de rétablir des faits bien souvent déformer. Pour Marine Tournissac, c’est l’une des missions premières de l’événement.

«Il y a beaucoup de désinformation qui se fait et ça a créé une sorte de méfiance envers la communauté scientifique qu’il faut briser. Il faut que la science puisse connecter directement avec le public pour lui offrir des sources fiables de connaissance», explique la doctorante qui travaille sur le développement de l’Alzheimer.

Le festival Une Pinte de science se déroulera lundi, mardi et mercredi (14-15-16 mai) au Pub Galway, à la Ninkasi, ainsi qu’au Café Fou-AELIÉS de l’université Laval. L’événement est gratuit, mais les gens intéressés doivent réserver leur place en s’inscrivant en ligne.