/news/society
Navigation

Une fillette forcée de changer d'école après le décès de son père

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | La mère d'une fillette de 6 ans ne sait plus vers qui se tourner pour aider sa fille qui vit une peine immense, soit la perte de son père décédé d'un cancer.

Miranda Paquet exhorte la Commission scolaire de la capitale à faire une exception aux règlements pour que sa fille puisse continuer son cheminement scolaire à l'école primaire de la Grande-Hermine dans le secteur de Limoilou, à Québec.

«C'est un sentiment d'impuissance, d'injustice. C'est important pour moi de la laisser dans un milieu où l'on connaît son histoire. Les professeurs nous ont bien entourés quand c'est arrivé», explique Mme Paquet.

La commission scolaire de la Capitale refuse de l'inscrire à nouveau puisque la fillette n'habite plus dans Limoilou, chez son père, mais dorénavant dans le secteur de Beauport, chez sa mère.

L'organisme Deuil-Jeunesse soutient qu'il ne faut pas bousculer, déraciner l'enfant pendant au moins deux ans.

«Si en plus du deuil, on doit changer d'amis, d'entourage, ça vient additionner le stress et c'est ce qu'on souhaite le moins possible. Chaque année, on accompagne des gens dans cette situation. On a vu des demandes refusées et d'autres acceptées», mentionne Josée Masson, directrice de Deuil-Jeunesse.

La mère avoue avoir bien du mal à répondre aux questions crève-coeur de sa fille qui se demande pourquoi elle est expulsée.

«J'ai tout fait! Le dernier recours serait de déménager, mais je ne peux pas», s'exclame Miranda Paquet.

La commission scolaire de la Capitale mentionne que dans sa politique d'admission, il faut prioriser les élèves du quartier.