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Québec ne tient pas parole sur l’accès à l’information

La «passion pour la transparence» de la ministre Weil avait ses limites

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Photo d'archives Simon Clark Kathleen Weil

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Malgré sa « passion » pour la transparence, la ministre Kathleen Weil n’a pas été capable de déposer un projet de loi sur l’accès à l’information à temps.

La date limite pour qu’une pièce législative puisse être non seulement présentée aux parlementaires, mais aussi adoptée, a été dépassée mardi.

Au début du mois, la ministre Weil s’était pourtant livrée à une défense passionnée de la transparence gouvernementale et avait mentionné la grande importance d’une réforme que Philippe Couillard avait promise.

« Les journalistes ne saisissent pas peut-être ma détermination, ma volonté et ma passion pour la transparence », avait dit Mme Weil à la suite de la publication d’une lettre ouverte des patrons de presse, qui se sont unis pour demander au gouvernement Couillard de respecter sa promesse et d’être plus transparent. Ils devront prendre leur mal en patience.

Plusieurs pièces législatives ont toutefois été déposées lors de cette « date limite ».

Protection des sources journalistiques

La ministre de la Justice Stéphanie Vallée a dévoilé un projet de loi pour assurer la protection des sources journalistiques. Il donnerait la possibilité à un journaliste de s’opposer devant le tribunal à la divulgation d’informations qui pourraient identifier ses sources.

Il est complémentaire à une loi adoptée par la Chambre des communes en octobre dernier.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a présenté de son côté une pièce législative qui repousserait à l’automne 2020 les élections scolaires et autoriserait le vote à distance par internet.

Même s’il n’est « pas certain » que le projet de loi sera adopté avant la fin de la session parlementaire, le 15 juin, M. Proulx dit avoir recueilli un certain appui de la part des partis d’opposition.

Plus de bornes électriques

Pierre Moreau a aussi déposé un projet de loi qui autorisera Hydro-Québec à mettre en place un réseau de recharge rapide pour véhicules électriques (VE) à tarif fixe.

Ces bornes permettent une recharge à 80 % de la batterie d’un VE en 20 minutes pour la somme de 4 $. Il en existe présentement 130 au Québec.

M. Moreau veut en voir 1600 de plus d’ici dix ans puisqu’elles « sécurisent » les conducteurs. Il y a 24 600 VE sur les routes aujourd’hui. Québec a fixé une cible de 100 000 en 2020. Il s’attend à avoir l’appui du Parti québécois pour une adoption rapide.