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Hausse des signalements à la DPJ: les sectes au cœur des débats à l’Assemblée nationale

«Les intervenants de tous les milieux manquent cruellement de formation», peste la députée de Taschereau, Agnès Maltais, qui réclame depuis de nombreux mois que l’Assemblée nationale se penche sur le phénomène des groupes à dérives sectaires.
Photo Simon Clark «Les intervenants de tous les milieux manquent cruellement de formation», peste la députée de Taschereau, Agnès Maltais, qui réclame depuis de nombreux mois que l’Assemblée nationale se penche sur le phénomène des groupes à dérives sectaires.

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Alors que l’opposition réclame un examen des sectes et plus d’aide pour les intervenants de la DPJ, le gouvernement soutient qu’il « pose des gestes » afin de protéger les jeunes isolés dans ces groupes.

Les parlementaires ont été interpellés mardi par le reportage du Journal signalant que les interventions auprès des familles prises dans les griffes de sectes sont en hausse au Québec, en raison de cas complexes d’abus chez les enfants.

La députée de Taschereau, Agnès Maltais, réclame depuis de nombreux mois que l’Assemblée nationale se penche sur le phénomène des groupes à dérives sectaires.

« La réponse du gouvernement a toujours été un “non” retentissant », ajoute-t-elle.

Elle critique sévèrement les méthodes du gouvernement qui se contente de la création d’un guide d’intervention et d’une formation en milieu de pratique clinique.

« Il y a une logique d’enfermement. Il y a un besoin d’avoir une vision d’ensemble », a affirmé la députée péquiste en s’adressant à la ministre Lucie Charlebois.

« Troublant »

Le député de la CAQ, Simon Jolin-Barrette, a souligné que les informations publiées dans Le Journal étaient troublantes. « C’est inacceptable que le Québec laisse derrière lui des enfants comme ça qui sont endoctrinés, a-t-il relaté. Il faut que la DPJ ait les ressources pour intervenir. »

La CAQ, qui désire « lutter contre ces sectes », demande un portrait réel de la situation à la DPJ.

« Dénoncez »

Invitant les personnes qui « se sentent victimes » à dénoncer, la ministre responsable de la protection de la jeunesse affirme prendre ses responsabilités dans ce dossier et répondre aux recommandations de la CDPDJ. « La Commission des droits de la personne a effectivement produit des rapports, que j’ai pris en considération. On a posé des gestes », a mentionné la ministre Charlebois. « On ne peut pas débarquer dans ces communautés-là comme partout ailleurs », plaide la ministre.

« Veut-on vraiment s’occuper des enfants ? Je laisse ça à l’appréciation de la population », a-t-elle dit en réaction aux critiques d’Agnès Maltais.