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Le fils d'un député arrêté pour trafic de crack

Le député Luc Berthold avec son fils David.
Photo tirée de Facebook Le député Luc Berthold avec son fils David.

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OTTAWA | Le fils d’un député fédéral, qui a déjà qualifié de « foncièrement mauvais » les vendeurs de drogue, a été accusé de trafic de crack après une cavale d’une dizaine de jours.

Le député conservateur de Mégantic-L’Érable, Luc Berthold, a lui-même mis en garantie 1000 $ pour la remise en liberté de son fils David.

Recherché depuis une perquisition de stupéfiants, le 5 mai, le jeune homme de 21 ans a passé une nuit en cellule avant d’être accusé de trafic, mardi, au palais de justice de Thetford Mines.

Dans une déclaration sur Facebook mardi soir, le député du Parti conservateur du Canada parle d’un « moment difficile dans la vie de parents » pour son épouse et lui.

« Mon fils a été arrêté pour une présumée affaire de drogue. Nous allons l’accompagner dans cette épreuve. Chacun doit assumer la responsabilité de ses actes. Cependant, nous serons là pour lui. »

Bons à emprisonner

L’an dernier, le conservateur avait plutôt comparé les vendeurs de drogue à des gens « foncièrement mauvais » que l’on doit « mettre en prison [et] les punir pour ce qu’ils font », dans un discours contre la légalisation du cannabis à la Chambre des communes.

Les policiers ont intercepté David Berthold au volant de son véhicule tard lundi soir à Thetford Mines. Il avait sur lui du cannabis et une substance « apparentée à de la cocaïne ».

Il était recherché depuis une saisie, au début du mois, de cannabis, de cocaïne, de crack et « d’une quantité de poudre blanche servant à la fabrication de crack » par les policiers de cette ville de la région de Chaudière-Appalaches. Deux autres personnes ont été arrêtées dans cette affaire.

L’avocat de David Berthold, Jacques Lafontaine, a dressé le portait d’un jeune vivant « une situation médicale », victime de problèmes de consommation de drogues depuis peu, et qui n’est pas lié au crime organisé.

Il devra être de retour au tribunal le 17 août. En attendant, il lui sera interdit de se trouver dans des parcs publics, piscines, terrains de jeux, cours d’école, garderies ou tout autre endroit fréquenté par des mineurs et ne pourra utiliser de téléphone cellulaire.