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Québec refuse de revoir la zone d’étude

Le gouvernement Couillard ne veut pas obtempérer à la demande de la CAQ et du maire de Lévis

Lors d’une mêlée de presse, la ministre Véronyque Tremblay a brandi une copie de L’heure juste, dans laquelle notre Bureau d’enquête rapportait le mois dernier que, contrairement à ce qu’affirme Éric Caire, seulement 4 des 11 anciennes études dont dispose le ministère des Transports favorisent la construction d’un troisième lien à l’est.
Photo Simon Clark Lors d’une mêlée de presse, la ministre Véronyque Tremblay a brandi une copie de L’heure juste, dans laquelle notre Bureau d’enquête rapportait le mois dernier que, contrairement à ce qu’affirme Éric Caire, seulement 4 des 11 anciennes études dont dispose le ministère des Transports favorisent la construction d’un troisième lien à l’est.

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Malgré les pressions effectuées par la CAQ et le maire Gilles Lehouillier, le gouvernement Couillard refuse de revoir la zone d’étude du projet de troisième lien entre Québec et Lévis.

« Je pense qu’on a déjà été clair sur cette question-là. Maintenant, il y a un contrat qui est signé. Il y a un consortium qui a le devoir de procéder selon les devis actuels, et c’est ce sur quoi on travaille », a signalé le ministre des Transports, André Fortin, mercredi, en marge d’une annonce à Québec.

« Il n’est pas question de reculer comme le suggère la CAQ, Éric Caire en particulier. Nous sommes au bon endroit », a indiqué à son tour la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, à la sortie du caucus libéral.

De Donnacona à Saint-Tite-des-Caps

Une carte publiée récemment par le ministère des Transports et comprise dans le devis technique indique que le territoire d’étude du projet s’étend de Donnacona et Saint-Antoine-de-Tilly, à l’ouest, jusqu’à Saint-Tite-des-Caps, à l’est.

C’est à l’intérieur de cette zone que le Groupement mobilité inter-rives, composé des firmes Stantec, Tetra Tech et Hatch, réalisera l’étude d’opportunité qui lui a été confiée avec la conclusion, lundi, d’un contrat de 6,723 M$.

La ministre Tremblay nie que cette zone d’étude est trop large, comme le laissent entendre la CAQ et le maire de Lévis.

« Elle est quand même assez restreinte », a déclaré la ministre Tremblay devant la presse parlementaire.

Son cabinet a plus tard insisté sur le fait que le « territoire d’intervention visé » par l’étude d’opportunité est délimité entre Saint-Augustin-de-Desmaures et Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans.

La ministre Tremblay a par ailleurs assuré qu’elle partage l’avis exprimé lundi par le premier ministre Philippe Couillard à l’effet que « beaucoup d’arguments militent » en faveur d’un 3e lien qui serait situé à l’est, dans le secteur de l’île d’Orléans.

« C’est vrai qu’en ce moment on entend plus, sur la scène publique, des arguments qui militent en faveur d’un 3e lien à l’est, a dit Mme Tremblay, mais le premier ministre a aussi dit “laissons travailler les experts”. »

Les déplacements

Elle et son collègue André Fortin jugent tout de même nécessaire de prendre en compte les déplacements dans la grande région de Québec.

« Si on a proposé d’étudier d’est en ouest, c’est parce qu’on avait des raisons de le faire, a expliqué Mme Tremblay. [...] J’ai rencontré et le maire de Québec et le maire de Lévis, a-t-elle rappelé. Ce n’est pas pour rien qu’on a proposé ça. »

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée

 

Deux territoires définis

Dans le cadre de l’étude d’opportunité, deux territoires ont été définis :

  1. Le « territoire d’étude » est utilisé pour l’étude des besoins ainsi que pour évaluer les impacts des interventions à l’étude des solutions. Il est couvert par l’Enquête origine-destination et comprend 42 municipalités, de Donnacona et Saint-Antoine-de-Tilly, à l’ouest, jusqu’à Saint-Tite-des-Caps, à l’est.
  2. Le « territoire d’intervention » visé par le mandat de l’étude d’opportunité comprend les villes de Saint-Augustin-de-Desmaures, L’Ancienne-Lorette, Québec, Boischatel, L’Ange-Gardien, Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans, Sainte-Pétronille, Beaumont et Lévis.

Source : Devis principal de l’appel d’offres pour l’élaboration d’une étude d’opportunité pour le projet d’implantation d’un nouveau lien entre Québec et Lévis (ministère des Transports).