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Minorités visibles: les quotas sont nécessaires dans le secteur public

Minorités visibles: les quotas sont nécessaires dans le secteur public
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MONTRÉAL – Les minorités visibles sont sous-représentées dans le secteur public, a indiqué l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) dans une nouvelle fiche socioéconomique publiée mercredi.

Même s’il a observé une augmentation numérique des communautés culturelles au sein de la fonction publique durant la dernière décennie, l’IRIS constate que «les objectifs demeurent insuffisants et mal ciblés».

La cible reste en effet inférieure à la proportion que les minorités visibles représentent au sein de la population québécoise, soit 13 %.

À titre indicatif, «seulement 4,4 % des employés d’Hydro-Québec appartenaient aux minorités visibles», a relevé l’IRIS.

C’est pratiquement la même proportion qu’on retrouve au sein des commissions scolaires du Grand Montréal.

Le chercheur Bertrand Schepper, auteur de l’étude, admet que «les principales victimes de racisme systémique sont les personnes appartenant aux minorités visibles».

«Elles sont plus d’un million au Québec et on fait trop peu pour favoriser leur embauche», a déclaré M. Schepper, préconisant de modifier trois éléments du Programme d’accès à l’égalité de la fonction publique pour les membres des communautés culturelles.

Il s’agit de «viser spécifiquement les minorités visibles, appliquer des cibles à tout le secteur public plutôt qu’uniquement à la fonction publique et augmenter les objectifs pour que la proportion de personnes de minorités visibles dans la fonction publique soit représentative de la population», a soutenu l’auteur de la fiche.