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Jeremy Jacobs en remet une couche sur Québec

Le grand manitou des Bruins de Boston Jeremy Jacobs n’a certes pas la ville de Québec dans ses rêves.
Photo d’archives Le grand manitou des Bruins de Boston Jeremy Jacobs n’a certes pas la ville de Québec dans ses rêves.

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LAS VEGAS | Jeremy Jacobs ne portera jamais la ville de Québec dans son cœur. Chaque fois qu’il est question d’une possible expansion, le propriétaire des Bruins se fait un plaisir de remettre en question la candidature de la Vieille Capitale.

Dans le cadre de son bilan de fin de saison, celui qui en mène large au sein du conseil d’administration a été appelé à se prononcer sur le succès que connaissent actuellement les Jets et sur l’incidence que ce succès pourrait avoir sur Québec, un marché semblable à celui de Winnipeg.

« Ça démontre ce que le plafond salarial a fait pour l’équilibre de la ligue. Des repêchages intelligents, des transactions judicieuses mènent au succès des équipes comme Winnipeg. Même si Winnipeg est un petit marché, il y a de l’enthousiasme (que génère le hockey) au Canada et ils ont une solide base financière », a-t-il déclaré aux médias bostoniens. Des qualités qu’il ne reconnaît assurément pas à Québec.

Se distinguer autrement

« C’est un défi pour Québec... pour être poli. Du point de vue des revenus et de la population, il n’y a probablement pas de plus petit marché. Donc, Québec devra se distinguer d’une autre façon », a-t-il soutenu auprès du collègue Jimmy Murphy de CLNS Media, à Boston.

« Économiquement et au niveau du nombre, c’est un défi. Ils n’ont tout simplement pas les chiffres », a-t-il ajouté, tenant tout de même à spécifier qu’il ne remettait pas en question l’enthousiasme des partisans et le marché de Québec.

Une chance !

Perreault en désaccord

Originaire de Drummondville, Mathieu Perreault ne comprend pas cet entêtement de la part de Jacobs de toujours se rabattre sur la grosseur du marché de Québec pour l’exclure des plans d’expansion.

« Je ne crois pas vraiment à ça. À Winnipeg, on est la preuve que c’est possible. Québec pourrait être une très belle place pour le hockey de la Ligue nationale », a déclaré Perreault, soulignant au passage que son père était un grand partisan des Nordiques.

« N’étant pas de la place et connaissant très peu Winnipeg, je ne pouvais savoir si ça allait fonctionner ou pas. Par contre, je viens du Québec. Je n’ai aucun doute qu’une équipe à Québec pourrait fonctionner », a lancé Perreault, qui était âgé de sept ans lorsque les Nordiques ont déménagé au Colorado, en 1995.

En matinée, un avion rempli de partisans des Jets a quitté Winnipeg en direction de Las Vegas. Ce qui a fait dire à Paul Maurice que ce n’était là qu’une autre preuve de l’engouement des partisans des Jets à l’endroit de leur équipe favorite.

La passion

Sans nommer précisément Québec, l’entraîneur des Jets a soutenu que cette passion pourrait facilement se retrouver dans d’autres petits marchés.

« Ce qui est vrai à Winnipeg l’est pour toutes les villes canadiennes. Les passionnés de hockey vont toujours venir et regarder du hockey, a-t-il déclaré. À Winnipeg, les gens n’ont pas eu la chance d’assister à du hockey de séries pendant de nombreuses années. Pourtant, ils ont toujours continué de venir aux matchs. »

Tout comme les partisans des Nordiques du début des années 1990.