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Tennis Canada surpris des propos de Françoise Abanda, qui se dit victime de racisme

Le vice-président de Tennis Canada, Louis Borfiga
Photo d'archives Pierre-Paul Poulin Le vice-président de Tennis Canada, Louis Borfiga

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Le vice-président de Tennis Canada, Louis Borfiga, s’est dit extrêmement surpris par rapport aux propos de la joueuse de tennis Françoise Abanda, qui avait affirmé, mercredi, être victime de racisme.

«À Tennis Canada, il n’y a jamais eu de discrimination raciale, bien au contraire, a-t-il expliqué. Je pense que Françoise a été supportée d’une manière considérable par notre organisation.»

L’entraîneur d’origine française a notamment, durant sa carrière, formé les deux athlètes français Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, tous deux Noirs.

«De tous les joueurs de couleur que j’ai entraînés en France, aucun de ces joueurs n'est venu me faire part d’un tel ressentiment», a-t-il mentionné.

Borfiga affirme qu’Eugenie Bouchard a, lorsqu’elle était la joueuse de tennis la mieux classée au Canada, reçue davantage d’attention médiatique qu’Abanda en raison de ses succès dans les prestigieux tournois de la WTA, et non par sa couleur de peau.

«Eugenie a reçu beaucoup d’attention en raison de ses performances, elle a déjà figuré parmi les 10 meilleures joueuses au monde, elle a été en demi-finale à Roland Garros et elle a déjà été finaliste à Wimbledon, deux Grands Chelems très prestigieux, a raconté Borfiga. C’est pourquoi Denis Shapovalov est autant couvert par les médias ces temps-ci, c’est parce qu’il gagne énormément de matchs.»

En revenant sur les propos d’Abanda, il affirme que Tennis Canada ne tient aucune rigueur envers l’athlète de 21 ans. «On va continuer à travailler avec elle, l’organisation l’aime bien et il n’y aura aucune conséquence en ce qui concerne ses propos», a-t-il assuré.

Des fleurs à l’endroit de Shapovalov

D’un autre côté, Borfiga est revenu sur les performances de Denis Shapovalov au tournoi de Madrid, où il s’est incliné en demi-finale contre l’Allemand Alexander Zverev.

«Il a joué du très gros tennis sur un terrain difficile. Demain [jeudi], à Rome, il aura l’occasion d’apprendre énormément lors du troisième tour du tournoi contre le roi de la terre battue, Rafael Nadal.»