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Des autobus scolaires électriques québécois pour les écoliers ontariens

GEN
Photo MARTIN ALARIE

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Des écoliers ontariens vont rouler dans des autobus 100 % électriques de chez nous puisque La Compagnie Électrique Lion vient d’en vendre une bonne douzaine à des opérateurs de la province voisine.

« On les livre ces prochains jours. C’est super bon. Un opérateur différent par autobus. C’est 13 opérateurs pour 13 autobus », a partagé au Journal le PDG et fondateur de Lion, Marc Bédard. « C’est une première en Ontario », ajoute-t-il.

M. Bédard était tellement convaincu que le projet pilote du ministère des Transports de l’Ontario ferait des petits qu’il avait déjà fabriqué ses autobus dans son usine des Laurentides, à Saint-Jérôme. « Ils sont dans la cour chez nous, prêts à partir », lance-t-il.

Joint par Le Journal, le ministère des Transports de l’Ontario (MTO), responsable du projet pilote, a confirmé la vente des autobus électriques québécois aux opérateurs ontariens, sans pouvoir en dire plus.

« Le MTO n’a pas fait aucun produit de communication sur cette annonce », s’est limité à dire son porte-parole Joshua Henry par courriel.

Bon coup

De son côté, le vice-président des ventes de Lion, Benoit Morin, estime que son entreprise a bien joué ses cartes. « Plusieurs pouvaient peut-être participer à l’appel d’offres, mais ils devaient être incapables de pouvoir livrer les véhicules à temps », indique-t-il.

Blue Bird, Motiv et Greenpower font des autobus scolaires électriques, mais Lion est la seule à les fabriquer au pays, ajoute M. Morin.

Jusqu’à présent, La Compagnie Électrique Lion a vendu 150 autobus « eLionC » en Amérique du Nord. Après le Québec et la Californie, la compagnie s’apprête à en livrer à New York.

Pour l’instant, seulement 80 autobus scolaires électriques roulent sur les routes du Québec... sur 8000, une situation qu’aimerait bien voir changer Marc Bédard.

« Il faut que le gouvernement aille plus loin et qu’il applique sa politique, qu’il la communique et qu’il demande aux commissions scolaires de s’électrifier », conclut-il.