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Sidney Bechet, la joie de vivre

Sidney Bechet, la joie de vivre

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«  Nous ne devons pas oublier le plus grand : Bechet ! Le plus grand de tous les créateurs, Bechet, le symbole du jazz ». Et ce n’est pas moi qui l’écris, mais bien à une autre époque, le chef d’orchestre et pianiste Duke Ellington qui en connaissait un bout sur la question. Avec ce doublé tout chaud qui sort des fourneaux de la compagnie de disques Frémeaux & associés, nous bouclons en quelque sorte le long parcours du saxophoniste soprano et compositeur Sidney Bechet. Pilier d’un jazz dit traditionnel, soit celui de La Nouvelle-Orléans, il trouva en France une véritable terre d’accueil et un public plus que fidèle. Dans cette anthologie qui va de New York à Boston pour finir à Paris, tout le cœur de Bechet est là, dans le plus pur sens du terme.


La puissance et la passion
Bechet, c’est avant tout un souffle, une manière de traiter la mélodie , sans se départir de ce swing communicatif, qui hélas, fait tant défaut de nos jours. Prenons au hasard Laura,

un joyau de composition de David Raskin enregistrée en 1947. Sans jamais être simpliste, les chorus au soprano sont d’une majestueuse beauté.


En sol français, avec des équipes de solides musiciens, dont le clarinettiste Claude Luter, le trompettiste Guy Lognon, ou le pianiste Martial Solal, il gravera des immortelles :


Petite Fleur


Passport to Paradise


Ainsi  que Les Oignons


Et c’est ainsi que Sidney Bechet aura fait vibrer toute une  génération.