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Un outrage au Parlement pour Kathleen Weil?

Les journalistes ont reçu un projet de loi avant qu'il ne soit déposé

L'équipe de Kathleen Weil a remis à des journalistes des copies du projet de loi sur l’accès à l’information avant son dépôt en Chambre.
Photo Simon Clark L'équipe de Kathleen Weil a remis à des journalistes des copies du projet de loi sur l’accès à l’information avant son dépôt en Chambre.

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Kathleen Weil est accusée d’outrage au Parlement parce que son équipe a remis à des journalistes des copies du projet de loi sur l’accès à l’information avant son dépôt en Chambre.

Le leader parlementaire péquiste Pascal Bérubé a fait une plainte officielle au président de l’Assemblée nationale. «C’est une situation très grave dans le parlementarisme», a-t-il lancé en mêlée de presse après la période de questions.

L'équipe de Kathleen Weil a remis à des journalistes des copies du projet de loi sur l’accès à l’information avant son dépôt en Chambre.
Photo Simon Clark

«Lorsqu’on devient ministre, c’est une des premières choses qu’on apprend. Il ne faut pas banaliser ces questions. Tout projet de loi doit être d’abord déposé à l’Assemblée nationale. Je demande au président de statuer là-dessus. Les règles sont claires», a-t-il dénoncé.

La ministre Weil, responsable de la Réforme des institutions démocratiques, a d’abord nié les faits lors de la période de questions. «Jamais de la vie je n'aurais donné le projet de loi à un journaliste, ce serait un outrage au Parlement. Ça fait neuf ans d'expérience que j'ai ici, à l'Assemblée nationale, j'ai toujours été rigoureuse par rapport à l'information qui pourrait circuler avant le dépôt du projet de loi», a plaidé Mme Weil.

Elle a par la suite reconnu que son équipe avait distribué aux journalistes des copies de la loi lors d’une séance de breffage technique sous embargo, à son insu, en contravention avec les règles parlementaires.

L'équipe de Kathleen Weil a remis à des journalistes des copies du projet de loi sur l’accès à l’information avant son dépôt en Chambre.
Photo Simon Clark

«Je n’étais pas au courant, mais j’en prends l’entière responsabilité comme ministre», a-t-elle expliqué en point de presse. Elle a justifié la situation en arguant que «ça s’est passé dans un contexte de breffage technique».