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Labeaume veut que toutes les ventes en ligne soient taxées

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Le maire de Québec, Régis Labeaume

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GATINEAU | Par souci d’équité et dans le but de protéger les emplois à Québec, Régis Labeaume juge que les gouvernements supérieurs devraient taxer les ventes en ligne.

« Tous les commerces en ligne qui vendent ici doivent être taxés comme tous les commerces à Québec taxent. Il n’y a aucune raison de ne pas taxer. C’est de l’iniquité totale pour nos commerçants et ça menace des jobs », a soutenu le maire de Québec, hier, en marge des Assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Le premier ministre Couillard a exprimé une position analogue lors de son discours devant les maires.

« Au Québec, on est le seul gouvernement au Canada qui a eu le courage de dire que nous allions taxer les entreprises comme Netflix pour protéger les entreprises culturelles », a-t-il rappelé.

Engagement unanime sur la TVQ

Par ailleurs, les chefs des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale se sont engagés à céder un point de TVQ aux municipalités s’ils devaient être portés au pouvoir au soir du 1er octobre.

Le premier ministre Couillard a parti le bal en matinée en prenant cet engagement. Les trois autres chefs de parti lui ont emboîté le pas en faisant la même promesse.

« C’est révolutionnaire. Ça fait des décennies que le monde municipal réclamait ça », s’est exclamé le maire Labeaume.

Prochain pacte fiscal

Le transfert de ce point de TVQ pourrait devenir réalité dans le prochain pacte fiscal qui doit normalement entrer en vigueur au 1er janvier 2020.

Cela représenterait 1,3 milliard $ qui iraient, annuellement, dans les coffres des municipalités.

Il ne s’agit toutefois pas d’argent neuf, puisque le gouvernement ne ferait que changer la façon de verser l’argent aux villes.

Par contre, le premier ministre a expliqué que ce point de TVQ représentera de plus en plus d’argent, au fil des années, grâce à l’effet de la croissance économique.

« Et ça nous donnera surtout des sommes prévisibles. Au lieu de toujours négocier, ça va être fixe », a insisté le maire Labeaume.