/news/politics
Navigation

Les chefs policiers relativisent la sortie des maires sur le cannabis

Les chefs policiers relativisent la sortie des maires sur le cannabis
Photo d'archives, AFP

Coup d'oeil sur cet article

Assurant respecter les compétences des Villes, l’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ) assure qu’elle réclame à peine «quelques dizaines de milliers de dollars» pour coordonner la lutte contre l’économie souterraine du cannabis.

Didier Deramond, directeur général de l’Association, a tenu à préciser que son organisme n’a pas de visées particulières sur les 42 millions $ consentis, sur deux ans, dans le budget du Québec aux Villes pour le volet de la sécurité en lien avec la future légalisation du cannabis. «Ce que nous avons demandé n’est pas un précédent. Des programmes semblables existent déjà», a juré M. Deramond.

Jeudi, Régis Labeaume et le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, se sont inquiétés du risque d’être contournés dans ce dossier. Les deux ont dit craindre que les sommes consacrées à la sécurité transitent par l’ADPQ au lieu de passer par les municipalités comme c’est l’usage.

Malgré les précisions de M. Deramond, le maire de Québec a maintenu qu’aucun dollar ne doit échapper au contrôle de la Ville. «Il n’est pas question que l’argent des Villes passe par une association professionnelle», a insisté Régis Labeaume.

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a affirmé «qu’il n’y a pas de formule convenue encore pour cette portion là (de 42 millions $). On va avoir évidemment des discussions avec les représentants des municipalités pour s’assurer que tout le monde soit d’accord. L’objectif est de soutenir les municipalités et leurs corps policiers dans la nouvelle réalité où le cannabis va être légal, mais il y aura quand même encore un marché noir contre lequel il faudra lutter».