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L’impact des femmes médecins

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Je ne me ferai pas d’amies parmi les féministes d’État, mais je ne vois pas au nom de quelle logique tordue on ne pourrait parler de l’impact de l’arrivée massive des femmes en médecine sur l’accessibilité des soins.

L’époque du Dr Welby est terminée, mais entre les médecins qui se tuaient au travail pendant que bobonne s’occupait des enfants et ces jeunes femmes – pas toutes – pour qui la conciliation travail-famille passe avant la médecine, il faut trouver un meilleur équilibre.

Les contribuables défraient presque toute la formation des médecins. Il n’est pas normal qu’ils doivent en plus se battre pour être soignés parce que Madame MD travaille à temps partiel pour élever ses petits. Et que Monsieur MD passe ses vendredis au golf pour décompresser de sa semaine de quatre jours.

Le pactole

Quand les syndicats et le gouvernement ont négocié les augmentations de salaires des médecins, ils n’ont pas tenu compte des nouvelles réalités : les jeunes sont moins carriéristes que leurs parents et les femmes veulent passer plus de temps à la maison. Ils leur en ont donné les moyens.

Pas besoin d’être mathématicien pour savoir que si on gagne 400 000 $ par année pour l’équivalent de cinq jours par semaine, on gagnera 250 000 $ en ne travaillant que trois jours par semaine.

Pour une maman médecin, c’est formidable. Pour ses patientes qui n’ont pas les moyens de travailler à temps partiel pour élever leurs enfants dans la ouate et qui doivent attendre 14 heures à l’urgence parce que leur médecin de famille bosse à temps partiel, il y a une grave injustice.

C’est pas moi qui le dis, c’est le ministre : « Si les médecins de famille acceptaient de travailler cinq jours par semaine, les Québécois n’auraient plus de problèmes d’accès. »

Limpide, Dr Barrette.