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Reprise modeste de la cuisine de rue

Les restaurateurs applaudissent les nouvelles règles, mais lorgnent encore des sites plus achalandés

La saison de la cuisine de rue a officiellement débuté à Québec, jeudi, dans un parc du quartier Saint-Roch. Malgré la présence de nombreux travailleurs, l’achalandage n’avait rien à voir avec celui du lancement en 2017.
Photo stevens leblanc La saison de la cuisine de rue a officiellement débuté à Québec, jeudi, dans un parc du quartier Saint-Roch. Malgré la présence de nombreux travailleurs, l’achalandage n’avait rien à voir avec celui du lancement en 2017.

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Malgré des nouvelles règles bien accueillies, c’est avec une offre limitée et un achalandage modeste que s’est ouverte la deuxième saison de la cuisine de rue à Québec, jeudi.

Alors que l’on comptait six camions au démarrage du projet pilote l’an dernier, il n’y en avait que trois pour lancer l’an deux de la cuisine de rue dans la capitale, au parc John-Munn, près du palais de justice de Québec. Le propriétaire du Côtes-à-Côtes, Nicolas Lavigne, disait espérer un peu plus de compétition.

« On est super content du “set-up”, mais pour que ce soit vivant, interactif, pour qu’on sente vraiment la cuisine de rue bouger à Québec, ça nous prendrait d’autres joueurs. [...] On est trois présentement, on aimerait ça être 10 ou 12, c’est ça qui va faire qu’à un moment donné on va avoir un effet d’entraînement », évaluait-il.

La Ville de Québec s’est dite confiante que d’autres restaurateurs se joindront à l’aventure, puisqu’elle accepte les candidatures jusqu’à la fin juin.

La saison de la cuisine de rue a officiellement débuté à Québec, jeudi, dans un parc du quartier Saint-Roch. Malgré la présence de nombreux travailleurs, l’achalandage n’avait rien à voir avec celui du lancement en 2017.
Photo stevens leblanc

 

Un premier pas

De façon générale, les exploitants de camions-cuisine ont accueilli positivement les changements apportés au projet pilote, mais rêvent encore à des emplacements plus touristiques et achalandés.

La Ville a fait un premier pas en les autorisant à s’installer sur certaines artères près de la gare du Palais et du palais de justice. Ils devront cependant se tenir loin des secteurs où le nombre de restaurants est contingenté.

« Je pense que, cette année, on se rapproche un peu du centre-ville et les gens pourront se rendre compte qu’on n’est pas une compétition, mais bien quelque chose qui vient aider à faire fleurir notre belle ville et qui met de l’action, qui met de l’animation », a plaidé M. Lavigne.

La plus grande flexibilité du projet pilote a aussi été saluée par les restaurateurs, qui peuvent maintenant se rendre où ils veulent, quand ils veulent, parmi la liste renouvelée de 12 sites.

« Sincèrement, je trouve que la Ville a fait un grand pas, elle a vraiment bonifié [son programme] », a lancé Mario Daigle, de L’Express Gourmet. Il pourra installer son camion au Canac de Beauport, près de l’emplacement qu’il a occupé pendant 29 ans.

Un « bon Compromis »

Pour le chef Jean Soulard, membre du groupe de travail sur la cuisine de rue depuis le début, la municipalité a trouvé un « bon compromis » entre les craintes des restaurateurs ayant pignon sur rue et les demandes des propriétaires de camions-cuisine. Il pense toutefois que la Ville pourrait « aller plus loin » à l’avenir.

La présence de camions de cuisine de rue aux abords des rues commerçantes n’est pas chose impossible, selon lui. « Je ne sais pas jusqu’à quel point ça pourrait être une concurrence. Ce n’est pas le même marché », a-t-il estimé.

Le nouveau projet pilote

  • Du 24 mai à la fin octobre
  • Trois camions de rue accrédités pour lancer la saison
  • Douze emplacements autorisés
  • Nouveaux sites près du palais de justice et de la gare du Palais
  • Trois permis pour du vélo-cuisine
  • La Ville reçoit les candidatures jusqu’au 26 juin