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Un coup de pouce pour les routiers en détresse

Un protocole d’intervention rapide destiné aux victimes du syndrome de stress post-traumatique sera testé

Les camionneurs Kareen Lapointe et Patrick Forgues, photographiés ici en 2016, ont créé l’organisme SSPT chez les camionneurs en février 2017. M. Forgues souffre du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) depuis un accident survenu en 2013.
Photo d’archives, Stevens Leblanc Les camionneurs Kareen Lapointe et Patrick Forgues, photographiés ici en 2016, ont créé l’organisme SSPT chez les camionneurs en février 2017. M. Forgues souffre du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) depuis un accident survenu en 2013.

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Un organisme pourra mettre de l’avant un projet pilote pour aider les chauffeurs de poids lourds impliqués dans une tragédie routière, grâce à une aide financière de 157 200 $ provenant du Fonds de la sécurité routière.

Près de deux ans après avoir mis en place un protocole d’intervention auprès des camionneurs affectés par une tragédie routière, Kareen Lapointe et Patrick Forgues, qui forment un couple et ont créé l’organisme SSPT chez les camionneurs, pourront tenter de démontrer que la prise en charge rapide de ces professionnels de la route a des effets positifs sur leur réhabilitation.

« On aimerait que ce protocole devienne obligatoire dès qu’un camionneur est impliqué dans une tragédie routière », indique Mme Lapointe.

Traiter plus efficacement

Un des objectifs du projet pilote est que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) « soit plus réceptive » auprès des camionneurs ayant vécu un accident pour ainsi traiter plus efficacement leur syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Le projet pilote est d’une durée de deux ans.

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) sera responsable de récolter et d’analyser les résultats à partir de deux groupes distincts.

Un premier groupe de 40 camionneurs qui bénéficieront d’une intervention d’aide rapide et un second, du même nombre, qui n’aura pas de prise en charge rapide.

« L’UQAM va, à partir de ces deux bassins, analyser les résultats pour voir les bienfaits du protocole, voir s’il y a vraiment des effets positifs et si ça vaut la peine de le mettre en application rapidement », fait valoir Mme Lapointe.

Délais dénoncés

En ce moment, la cofondatrice de SSPT chez les camionneurs déplore un délai d’au moins deux semaines avant que la CNESST prenne en charge un camionneur en détresse.

SSPT chez les camionneurs doit maintenant amasser 40 000 $ de plus auprès d’entreprises privées pour boucler le financement du projet.

SSPT chez les camionneurs a été créé après que M. Forgues a été impliqué dans une collision mortelle avec un piéton suicidaire alors qu’il était à bord de son véhicule lourd, en 2013.

M. Forgues souffre depuis du syndrome de stress post-traumatique.

Le couple a trouvé difficile de trouver de l’aide, notamment auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail.