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«Juste une p’tite nuite» du Cirque du Soleil: faire du beau avec du laid

«Juste une p’tite nuite» du Cirque du Soleil: faire du beau avec du laid
Photo Agence QMI, Dominick Gravel

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Pour le quatrième spectacle de sa série hommage, le Cirque du Soleil échafaude l’univers d’un autre groupe mythique québécois, Les Colocs.

«Pour moi, Les Colocs, ce sont des gens qui ont réussi à faire du beau avec du laid; à faire du beau en parlant du laid», a noté le metteur en scène Jean-Guy Legault, tandis qu’on présentait aux médias, mardi, un numéro du spectacle «Juste une p’tite nuite», qui prendra l’affiche à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières à partir du 18 juillet jusqu’au 18 août.

«Les Colocs, c’est une poésie très forte, mais avec le contraste d’une musique festive. Ce contraste, c’est l’essence même de ce qu’on est nous, comme Québécois, a-t-il enchaîné. Le groupe avait un côté brut, très chat de ruelle, mais aussi rassembleur, inclusif, respectueux de son public et presque communautaire. On va retrouver cet esprit-là dans le spectacle.»

Party de ruelle

Treize tableaux s’enchaîneront dans l’œuvre, où une ruelle délabrée servira d’écrin aux prouesses. «À Montréal, lors des partys de ruelle, les gens vont carrément sortir leur divan, un aspect très accessible qu’on retrouvait chez Les Colocs. La musique réunit les gens. L’entendre dans une ruelle, sortie de la fenêtre d’un appartement, ça l’a un pouvoir d’attraction, de rassemblement, un côté justement très colocs», a détaillé celui qui a aussi mis sa griffe sur les spectacles-hommage à Beau Dommage, Robert Charlebois et Luc Plamondon.

La direction musicale a, quant à elle, été confiée à Jean-Phi Goncalves, membre fondateur de Beast avec Betty Bonnifassi et qui a collaboré avec INXS, Lauryn Hill, Ariane Moffatt, Diane Dufresne et Jean-Pierre Ferland, pour ne nommer que ceux-ci. Son nom figure également au générique de la série «Big Little Lies», réalisée par Jean-Marc Vallée.

Communauté des genres

«Le côté communautaire et collectif du band se ressent aussi dans la musique. Tous les membres de ce groupe à géométrie variable ont donné leur couleur certaine dépendamment des époques. Il a donc des styles multiples, du reggae, du rock, du folk», a dit le compositeur et réalisateur à qui l’on doit la trame de la série «Hubert et Fanny».

«On va tirer l’élastique de ces styles», a-t-il poursuivi en révélant une nouveauté pour cette production, qui comportera des parties jouées sur scène, des lignes de percussion, avec des tuyaux et autres éléments de décors qui serviront d’instruments.

Les billets sont disponibles en ligne au www.amphitheatrecogeco.com