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Sommet du G7: la CAQ et le PQ souhaitent que le fédéral paie en cas de vandalisme

Simon Jolin Barrette
Photo d'archives Simon Clark, Agence QMI «Le programme actuellement du fédéral n’est pas clair», a déploré le député caquiste Simon Jolin-Barrette, lors d’une mêlée de presse, mercredi matin.

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Les partis d’oppositions souhaitent que les résidents et les commerçants qui pourraient faire les frais du G7 soient remboursés en totalité en cas de vandalisme.

Interrogé par Le Journal, le porte-parole du Bureau de gestion des sommets pour le gouvernement fédéral, Rémi Larivière a confirmé mardi que «les frais liés à des dommages causés par des tiers, y compris le vandalisme, ne sont pas admissibles à un paiement d’indemnisation».

«Le programme actuellement du fédéral n’est pas clair», a déploré le député caquiste Simon Jolin-Barrette, lors d’une mêlée de presse, mercredi matin.

«On interpelle le premier ministre Couillard afin qu’ils discute avec le premier ministre Trudeau pour que les coûts associés aux manifestations du G7 soient couverts entièrement par le gouvernement fédéral, a ajouté l’élu caquiste, et en ce sens-là, je parle du vandalisme».

Le PQ aussi

Lors de la période des questions, la députée péquiste Agnès Maltais, qui a connu les dégâts causés lors du Sommet des Amériques, en 2001, a aussi réclamé qu’un «vrai programme d’indemnisation» soit mis en place pour les résidents et les commerçants concernés.

Elle a aussi déploré le flou dans lequel se retrouvent les parents dont les enfants fréquentent un centre de la petite enfance (CPE) situés dans les zones où il pourrait y avoir des manifestations.

«Ne présumons pas qu’il y aura nécessairement des dommages importants», a rétorqué le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

«On est en mode prévention des dommages», a ajouté le ministre. Devant la presse parlementaire, un peu plus tôt, il a refusé de s’avancer sur la question du vandalisme.

«C’est un droit démocratique celui de manifester. Ce qui est important, c’est de le faire dans le respect de la loi. C’est de le faire sans violence. C’est de le faire sans casse, a dit M. Coiteux. [...] Maintenant, les forces de l’ordre sont prêtes pour intervenir avec toute la mesure nécessaire, avec toutes les précautions nécessaires, si jamais il y avait des débordements.»

Les ministres ne s’entendent pas

Son collègue, le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, s’est engagé à en rediscuter avec son collègue à la Sécurité publique.

«Bien entendu, ils ont une responsabilité le gouvernement fédéral, a reconnu M. Proulx. C’est eux qui organisent l’événement ici. [...] Il y aura vraisemblablement aussi des discussions à l’égard (de demandes) d’indemnisations si besoin est, mais je vais discuter de ça avec mon collègue qui pourra nous dire et vous dire ce qui en est de ses discussions avec le fédéral.»

«Je n’ai pas du tout réfléchi à ça», a d’abord indiqué de son côté le ministre des Finances, Carlos Leitao. De façon spontanée, je vous dirais que oui, mais on verra bien, a-t-il continué. D’ailleurs quand il y a eu d’autres événements comme ça, tant au Canada qu’à l’étranger, généralement le gouvernement central a assumé les frais de ces événements-là. Alors je présume que c’est la même chose.»