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[VIDÉO] «La vitre de la transparence de l'Assemblée nationale est un jardin de givre», dit Khadir

Les fenêtres «givrées» de la transparence de l'Assemblée nationale...
Montage MRG Les fenêtres «givrées» de la transparence de l'Assemblée nationale...

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Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a fait de poétiques analogies au Salon bleu, mercredi, afin de dénoncer le manque de transparence de l’Assemblée nationale.

S’inspirant du sonnet d’Émile Nelligan Le Vaisseau d’or et citant aussi le célèbre poème Soir d’hiver, l’élu dans la circonscription de Mercier a demandé à la ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, Kathleen Weil, de rouvrir l’article 34 de la loi sur l’accès aux documents des organismes publics.

En vertu de cet article, les élus peuvent refuser la divulgation de tout document produit pour leur compte par l’Assemblée nationale. Cet article protège également tous les ministres. Ce n’est pas peu dire.

«M. le Président, ce Parlement, ce salon de l'Assemblée nationale, c'est comme le grand vaisseau d'or de notre cher Nelligan, d'accord, un vaisseau taillé dans l'or massif, qui étale sa proue au soleil excessif de la démocratie, mais pour ça, il faut de la transparence, il faut de la transparence, il faut rouvrir l'article 34. Que va faire le ministre?» s’est-il insurgé.

«S'il vous plaît! On ne citera pas Le Bateau ivre», est intervenu le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, faisant référence à l’œuvre du poète français Arthur Rimbaud...

Vous comprenez que M. Chagnon était un peu dans le champ...

Puis, Amir Khadir est revenu à la charge en citant une fois le plus le poète québécois.

Les fenêtres «givrées» de la transparence de l'Assemblée nationale...
Photo Simon Clark

«Pour rester dans les thèmes de Nelligan, en matière de transparence, au cours des dernières années, je dois dire que l'Assemblée nationale a connu de durs hivers, hein? Ah! Que la neige a neigé... en fait, ma vitre est un jardin de givre. La vitre de la transparence de l'Assemblée nationale est un jardin de givre. Moi, je parle de l'article 34. La ministre parle du Bureau de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas la même chose. Mme la ministre, dans votre réforme, c'est l'article absolu qu'il faut ouvrir, qu'allez-vous faire?», a-t-il talonné la ministre.

Inutile de vous dire que cette dernière n’a pas su répondre de façon aussi poétique...