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La CAQ s’engage à mettre fin au monopole de la SAQ

Le marché du vin serait ouvert à d’autres joueurs du commerce de détail

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Photo d’archives, Stevens Leblanc La CAQ envisage plusieurs avenues, dont une plus grande liberté d’action pour les cavistes indépendants.

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Si elle forme le prochain gouvernement en octobre prochain, la Coalition avenir Québec (CAQ) a l’intention de mettre fin au monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ).

«On veut libéraliser le marché de l’alcool au Québec. Les Québécois sont prêts à cela. On doit augmenter l’offre et avoir une concurrence nouvelle», a indiqué mercredi au Journal le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel.

Selon ce dernier, un gouvernement caquiste tiendrait rapidement après son élection un débat avec les parlementaires et l’industrie pour discuter d’un modèle afin d’augmenter significativement l’offre de vins et de spiritueux au Québec.

«C’est important que les Québécois puissent profiter de l’offre mondiale de vins et de spiritueux qui est beaucoup plus large que celle offerte actuellement par la SAQ», a fait valoir le député caquiste.

La CAQ réclame depuis des années une commission parlementaire sur la fin du monopole de la SAQ. Chaque fois, le gouvernement libéral a fermé la porte à cette demande.

Parmi les avenues possibles pour libéraliser le marché de l’alcool au Québec, la CAQ pourrait permettre aux dépanneurs et aux épiceries de vendre des vins et des spiritueux embouteillés à l’extérieur du Québec et disponibles uniquement à la SAQ.

Le marché pourrait également s’ouvrir à des cavistes qui vendraient toutes sortes de vins d’importation à leurs clients. Ces petits commerçants pourraient, par exemple, importer eux-mêmes leurs vins et les vendre en boutique sans avoir à passer par la SAQ ni à payer la majoration qui y est associée.

Hausses de prix injustifiées

Par ailleurs, la CAQ dit déplorer la plus récente hausse de prix décrétée par le monopole d’État sur les bouteilles de vins et spiritueux dans ses magasins.

C’est la deuxième augmentation de prix à la SAQ en moins de sept mois.

«La SAQ joue à un jeu très dangereux et doit arrêter de jouer au yoyo avec les consommateurs québécois», a fait valoir M. Bonnardel.

La Société des alcools du Québec avait pourtant décrété en grande pompe des baisses de prix l’an dernier sur ses produits les plus populaires.

Entre novembre 2016 et février 2017, la SAQ avait réduit de 1,40 $ les prix de 1600 vins.

Au cours des derniers jours, des hausses de prix variant entre 5 cents et 2,20 $ par bouteille ont été décrétées à la SAQ.

Selon la société d’État, ces nouvelles hausses de prix touchent plus de 1200 produits courants, soit les vins plus vendus auprès de ses clients.

La société d’État évoque une hausse moyenne de 20 cents par bouteille pour les produits les plus populaires.

LA SAQ EN BREF

  • Nombre de succursales : plus de 400
  • Nombre d’employés de magasins et de bureaux : 5500
  • Ventes nettes : 3,12 milliards $
  • Profits nets : 1,08 milliard $