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Les syndicats de la partie au G7

Ils manifesteront samedi après-midi, le 9 juin, devant l’Assemblée nationale.
Photo d'archives, SIMON CLARK Ils manifesteront samedi après-midi, le 9 juin, devant l’Assemblée nationale.

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Critiquant les tentatives «d’intimidation» des autorités, des syndicats ajoutent leur voix aux groupes communautaires et mobilisent les troupes en vue des manifestations anti-G7 à Québec.

Pour la première fois, des centrales syndicales, des fédérations d’enseignants et des regroupements de la fonction publique du Québec appellent leurs membres à se mobiliser contre le G7. Ils cosignent un texte pour «exprimer un refus des politiques qui accentuent les inégalités et qui mettent en danger la planète».

Ces derniers participeront à la manifestation de clôture du G7 devant l’Assemblée nationale. Ils dénoncent vivement que les médias ne font que parler des dangers potentiels qui pourraient survenir lors des manifestations.

«Nous voulons signifier notre appui à celles et ceux qui iront manifester à Québec, le 9 juin, dans le cadre d’une initiative conjointe de groupes citoyens, syndicaux et communautaires, de manière unitaire et pacifique», souligne la lettre qui a été diffusée sur le site Internet pressegauche.org. «C’est pourtant bien les politiques néolibérales des dernières années, notamment celles de Trump, qu’il faut craindre et qui menacent notre avenir collectif».

Parmi les signataires, Richard Perron, le président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec.

Intimidation dénoncée

Joint par Le Journal, M. Perron indique vouloir dénoncer les tentatives d’intimidation de la par des autorités pour décourager les gens d’aller exprimer leur mécontentement face aux politiques des pays du G7 qui continuent d’avantager les mieux nantis au détriment de la classe moyenne et des plus pauvres.

«On sent qu’il y a de l’intimidation et que l’on veut faire peur aux gens. Si on n’a plus le droit de dénoncer notre désapprobation lorsque Donald Trump vient au Québec, ça commence à ressembler à un État autoritaire», a-t-il mentionné.

Même son de cloche pour Lucie Piché, la présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (CSQ). «On a envoyé la directive à nos membres. On trouvait ça important de se positionner. C’est une position d’exécutif qui est en concordance avec des valeurs que l’on défend», a souligné la présidente. «On appelle les gens à venir s’exprimer et occuper l’espace public».

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec a également signé cette lettre.

Dérapage possible

Bien qu’ils insistent sur l’aspect pacifiste de la manifestation, des groupes aux tactiques diverses ont également indiqué leur présence lors de cette dernière contestation.

Par exemple, le groupe anticolonial «Ni Québec, ni Canada», qui existe au sein des mouvements anarchistes. Il défend une diversité de tactiques.

La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) et Montréal Antifasciste doivent aussi y être.