/opinion/columnists
Navigation

Ambiance de G7

Coup d'oeil sur cet article

Alors que la belle cité de Québec revêt ses atours estivaux, on voit aussi l’ambiance du G7 s’y installer.

Sur les grandes artères, les véhicules du SPVQ et de la SQ participent à des exercices d’escorte. Dans le centre, on sent l’inquiétude s’installer. On se souvient du Sommet des Amériques de 2001 et des manifestations violentes qui s’y sont déroulées.

Discrètes

Les autorités n’ont pourtant commencé à rencontrer les citoyens et les commerçants qu’il y a deux semaines. On ne sait pas trop si les CPE, les écoles et les institutions pourront opérer en toute sécurité ou s’il est préférable de fermer. À une semaine de l’événement, on commence à annoncer que certaines portes seront closes.

À l’Assemblée nationale, on ignore encore si on va siéger, alors que la législature connaît ses derniers jours avant les élections. Le président Macron a annulé sa visite.

Les gestionnaires d’établissements expliquent que les autorités se sont faites très discrètes, ne leur donnant que très peu d’informations sur ce qu’elles anticipent des jours à venir.

Les policiers eux-mêmes sont hésitants. On ne sait pas trop quoi attendre de certaines manifestations annoncées, ce qui donne l’impression que le système de renseignements n’a pas bien fonctionné. L’expertise acquise en 2001 et lors du printemps étudiant ne semble pas mise à profit.

Dormir sur la « switch »

N’empêche, le SPVQ identifie la menace comme modérée et tente de rassurer la population... tout en tenant des points de presse où s’agitent plusieurs relationnistes de firmes privées et où débarquent bruyamment une douzaine de motards de la police. Pour rendre encore moins clair un message qu’on ne contrôle pas, on ne peut faire mieux.

Les autorités ont dormi sur la proverbiale « switch », en vue de cet événement annoncé il y a un an. Les politiciens municipaux, provinciaux et fédéraux se renvoient la balle pour savoir qui va payer quoi, pendant que les policiers envoient des messages contradictoires, susceptibles de faire peur à la population.

Bref, on aura une super belle ambiance à Québec pendant que Justin Trudeau, en Charlevoix, posera devant le fleuve pour les médias internationaux.