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Une quatrième manche cruelle

Quatre points aux dépens de Karl Gélinas coulent les Capitales dans un revers de 6-4

Jordan Serena, des Capitales, n’est pas parvenu à épingler David Glaude, des Aigles.
Photo Didier Debusschère Jordan Serena, des Capitales, n’est pas parvenu à épingler David Glaude, des Aigles.

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Karl Gélinas semblait en parfait contrôle au monticule lors des trois premières manches pour les Capitales. Puis, la quatrième est arrivée et le château de cartes s’est écroulé.

Dommage pour les Capitales, qui n’ont pas su combler leur plus grosse foule à ce jour dans cette jeune saison, les 2762 spectateurs, au Stade Canac, étant témoins d’une défaite de 6-4 au deuxième match d’une série de trois contre les Aigles de Trois-Rivières.

Mais revenons-en à l’as artilleur Gélinas. Après trois manches de travail, il n’avait concédé qu’un maigre coup sûr et aucun point sur seulement 39 lancers. Le vétéran semblait en voie d’offrir une autre dominante sortie, mais le ciel bleu de Québec lui est ensuite tombé sur la tête.

Un simple de Javier Herrera, suivi du neuvième circuit, déjà, du Popeye des Aigles, Taylor Brennan, et c’était soudainement 2-0 Trois-Rivières.

L’hémorragie s’est poursuivie quand l’intraitable Sam Dexter a poussé deux coureurs à la plaque pour produire ses 16e et 17e points de la saison, un sommet dans la Can-Am.

Bref, le temps de le dire, dans cette seule fatale quatrième manche, Gélinas venait de concéder cinq coups sûrs et un but sur balles sur 29 lancers.

« J’ai été pourri ! » a maugréé Gélinas, dont la fiche s’établit désormais à 2-2 après une soirée de travail de cinq manches et un tiers.

« Je ne suis pas capable d’expliquer ce qui s’est passé en quatrième, mais c’est comme si tout d’un coup, je ne l’avais plus. Ils nous ont battus parce que je n’ai pas été bon », s’est-il flagellé, en précisant qu’il doit trouver une solution quant à l’inconfort qui l’affecte en raison d’une blessure au dos qu’il traîne depuis ses trois derniers départs.

Une frousse

Offensivement, les Capitales ont été en mesure de faire résonner leurs bâtons à quelques reprises avec cinq doubles, mais si le bas de l’alignement a produit, les frappeurs trois, quatre et cinq ont montré un rachitique 0 en 11.

Yordan Manduley a produit deux points, sur un faible roulant en sixième manche et un coup de deux buts en huitième. Au dernier assaut, les Caps ont donné une petite frousse à leurs rivaux en ajoutant un point sur un simple d’Edgar Lebron, mais ont laissé deux coureurs sur les sentiers, la menace s’éteignant d’elle-même.

Le partant des Aigles, Ethan Elias, avait pourtant donné 13 points (dont seulement trois mérités) en 18 manches avant sa prolifique sortie de huit manches.

« On a manqué de temps et d’opportunisme, mais j’ai aimé la façon dont on s’est battu. C’est plate, mais quand tu donnes une si grosse manche, avec une attaque comme la nôtre, tu ne t’en sortiras pas », a résumé le gérant, Patrick Scalabrini.

Le mois de Searle

Le joueur du premier mois de la saison chez les Capitales a été Ryan Searle. Le lanceur australien n’a accordé qu’un seul point en trois départs.

En début de semaine, il n’est pas impossible qu’il reçoive le même honneur au chapitre de la Ligue Can-Am puisqu’il a dominé le circuit en ce qui a trait à la moyenne de points mérités (0,47) en plus d’être dans le top 5 pour les retraits au bâton (16).

« Il n’a donné qu’un point contre trois équipes de qualité. C’est un gars qu’on ne connaissait pas, mais il est vraiment impressionnant », a souligné Scalabrini.