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Un gain malgré cinq coups sûrs

Les Capitales excellent dans la « petite balle » avec une victoire de 5-1 sur les Aigles

Arik Sikula a été fidèle à lui-même en ne donnant que des miettes dans ce que son gérant Patrick Scalabrini a qualifié de « son meilleur départ de la saison ».
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Arik Sikula a été fidèle à lui-même en ne donnant que des miettes dans ce que son gérant Patrick Scalabrini a qualifié de « son meilleur départ de la saison ».

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Dans le monde du baseball, on parle de petite balle quand une équipe parvient à fabriquer des points autrement qu’en faisant résonner ses bâtons. C’est une formule qui a servi à merveille les Capitales, dimanche, auteurs d’une victoire de 5-1 face aux Aigles de Trois-Rivières malgré seulement cinq coups sûrs.

À l’aube de la saison, le gérant Patrick Scalabrini n’était pas passé par quatre chemins en expliquant que son alignement offensif ne lui permettait pas de fantasmer sur des pétarades et que ses hommes devraient trouver d’autres moyens.

Cette rencontre disputée devant 2036 spectateurs au Stade Canac en fut un exemple probant.

« Il y a une expression anglophone que j’aime bien : speed kills (la vitesse tue) et c’est approprié aujourd’hui (dimanche). On a obtenu quelques petites opportunités et on a mis de la pression terrible sur leur receveur et leurs lanceurs. On les a fait craquer », a analysé Scalabrini.

La vitesse à l’honneur

Tandis que l’unique point des Aigles est survenu en quatrième manche sur un coup de circuit de Javier Herrera bénéficiant d’un vent généreux vers le champ droit, les Caps ont dû fouiner à répétition dans leur coffre à outils pour l’emporter.

En cinquième, Edgar Lebron a ouvert le bal avec un but sur balles. Il a avancé au deuxième coussin sur un amorti parfait de Stephen Gaylor, qui s’est transformé en coup sûr. Les deux hommes ont ensuite commis un double vol de but et après deux retraits et deux prises, Yordan Manduley les poussait à la plaque à l’aide d’un simple dans la gauche pour faire 2-1 Québec.

Un scénario semblable s’est produit à la manche suivante. Après un double, James McOwen a trottiné au troisième but après un mauvais lancer et Brad Antchak lui a fait compléter son tour des sentiers à l’aide d’un faible roulant. Adam Ehrlich a imité cette recette gagnante en produisant le quatrième point des Caps, aussi avec un roulant sans mordant.

En septième, le lièvre Lebron a de nouveau profité d’une largesse quand il a été atteint. Un vol de but, une erreur et un autre roulant plus tard, il croisait la plaque et c’était 5-1. Au baseball, aucun point boni n’est attribué au style ! « Nous avons trouvé une façon de faire le travail et on n’a pas abandonné. La vitesse nous a aidés à aller chercher des points », a résumé Lebron.

Cette victoire n’aurait toutefois pas été envisageable sans le brio du partant Arik Sikula. En sept manches, il n’a donné que quatre coups sûrs et retiré six frappeurs au bâton.

« Je suis fier de la façon dont je me suis battu, même si je n’avais pas ma meilleure étoffe. À chaque match, j’attaque avec la mentalité de donner au moins sept manches », a-t-il dit.

En bref...

Pour faire une place à Maxx Tissenbaum, qui rejoindra l’équipe mardi, Patrick Scalabrini a choisi de placer Lachlan Fontaine sur la liste des blessés, rétroactivement à jeudi dernier. Fontaine pourra revenir en cas de blessure ou lorsque Kalian Sams partira pour la naissance prochaine de son enfant... Scalabrini n’a pas caché qu’il est insatisfait du rendement de Josh Vitters, rétrogradé au huitième rang de l’ordre des frappeurs, dimanche. « La corde est moins longue et j’ai hâte qu’il démontre quelque chose. J’espère qu’il prend ça à cœur et qu’il va réagir de la bonne façon », a-t-il dit...

Aigles : Glaude à l’aise à Trois-Rivières

Le bagage de David Glaude dans le baseball professionnel se poursuit pour une deuxième saison avec les Aigles de Trois-Rivières et le joueur de Québec affirme haut et fort qu’il ne pourrait demander mieux.

Évidemment, Glaude, âgé de 23 ans seulement, n’aurait certainement pas détesté que sa trop brève incursion dans le petit monde des Capitales se poursuive au-delà d’un seul petit match l’été dernier, mais il se plaît dans l’environnement trifluvien.

« Pour l’instant, c’est super le fun. Je n’ai absolument rien à redire et je ne peux pas me plaindre. Tu te lèves chaque jour et tu es payé pour jouer au baseball. Il n’y a donc jamais un mauvais matin ! » a souri celui qui réside dans une famille d’accueil à Trois-Rivières durant la saison, mais qui revient à Québec le reste de l’année.

Une nouvelle équipe

Tel que le mentionnait le gérant TJ Stanton au début de la série contre les Capitales, le visage des Aigles a changé du tout au tout cette saison. Plusieurs joueurs dont l’attitude ne correspondait pas aux attentes ne sont pas de retour.

Dans ce contexte, Glaude se réjouit de faire partie des plans.

« La chimie est incroyable cette année. L’an passé, c’était l’individu avant tout, et cette fois, le collectif prime. Tout le monde s’entraide », a-t-il noté.

« TJ et moi avons travaillé ensemble tout l’hiver et on en discutait. Le fait qu’il ait choisi de miser de nouveau sur moi, c’est une belle tape dans le dos », a-t-il enchaîné.

Le Québécois avait présenté une moyenne de ,222 à sa première saison dans la Ligue Can-Am l’an dernier. Ce printemps, sa moyenne est similaire, à ,220, mais il a frappé trois coups sûrs à ses deux derniers matchs et espère qu’il pourra continuer de contribuer à l’attaque.

« J’ai connu un lent départ et c’est difficile de trouver mon rythme au bâton. Heureusement, depuis deux semaines, je sens que j’obtiens de très bonnes présences au bâton et je fais bon contact », a-t-il fait valoir.