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Troisième lien à l'est: Québec 21 isolé au conseil municipal

Jean-François Gosselin a tenté, sans succès, de convaincre le conseil municipal d'adopter une résolution pour demander au gouvernement Couillard de restreindre la zone d’étude sur le troisième lien au secteur est.
Photo d'archives Jean-François Desgagnés Jean-François Gosselin a tenté, sans succès, de convaincre le conseil municipal d'adopter une résolution pour demander au gouvernement Couillard de restreindre la zone d’étude sur le troisième lien au secteur est.

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Jean-François Gosselin n’a pas réussi, lundi soir, à convaincre les autres élus municipaux de Québec d’appuyer sa résolution pour demander au gouvernement Couillard de limiter la zone d’étude sur le troisième lien au secteur est.

Dans son avis de proposition, le chef de Québec 21 proposait de faire pression sur les libéraux pour qu’ils «recentrent» le mandat de l’étude d’opportunité sur le troisième lien qui vient à peine de débuter. Le dossier d’opportunité doit être livré au gouvernement d’ici la fin de l’année 2020.

À l’instar du maire de Lévis, Jean-François Gosselin estime que le mandat ratisse beaucoup trop large et souhaite que le consortium d’ingénieurs évacue de nombreux scénarios pour se concentrer exclusivement sur un futur «troisième lien autoroutier à l’est».

«Si vous êtes d’accord avec un troisième lien autoroutier à l’est, vous devez voter pour cette proposition», a-t-il lancé lors de la séance du conseil municipal, soucieux d’éviter des délais additionnels et la perte de «deux années précieuses» à évaluer «un paquet de solutions».

«On n’est pas contre le troisième lien mais on veut savoir ce qu’il en est. On veut connaître la vérité, les effets. Ce n’est pas pour ou contre le troisième lien votre avis, c’est de dire qu’il faut changer (le devis d’étude). C’est déjà commencé, les contrats sont donnés. Il faut faire quoi ? Les arrêter ?», a répliqué le maire Régis Labeaume.

«Nous, on veut savoir quels sont les impacts d’un troisième lien sur la circulation à Québec. Les premiers impactés seront les gens de Beauport et ça, on le sait tous. Dans quelle nature ils vont être impactés ? Est-ce qu’il y a des mesures alternatives qui peuvent donner les mêmes résultats sans payer aussi cher ? On est juste sérieux ici», a ajouté le maire.

Aucun vote des autres conseillers

M. Gosselin n’a pas eu davantage de succès auprès de ses collègues qui siègent dans les banquettes de l’opposition à titre d’indépendants ou pour Démocratie Québec.

«Je ne le rejoins pas. Premièrement, c’est un dossier de nature provinciale... C’est vrai qu’on peut mentionner notre souhait et mettre une pression le cas échéant pour être entendu mais comme le dit le maire, le projet est lancé. Je ne vois pas pourquoi on se priverait d’analyser toutes les options», a observé le nouvel indépendant du conseil, Jonatan Julien, qui a claqué la porte d’Équipe Labeaume récemment.

«Lors de la dernière campagne électorale On a dit qu’il fallait donner le temps aux experts d’évaluer différents scénarios et tout mettre sur la table en terme d’évolution et de croissance. Un des scénarios évoqués d’ailleurs, c’est la notion d’un traversier piéton. Je vous dirais que c’est une possibilité qui nous apparaît attrayante. Je pense que ça serait à l’avantage de tous les citoyens de considérer ces autres options, de ne pas les rejeter», a témoigné pour sa part Jean Rousseau, de Démocratie Québec.

Le conseiller Yvon Bussières s’est également dit incapable d’appuyer la résolution de M. Gosselin. «Pour ma part, me prononcer ce soir et dire que je suis pour un troisième lien routier du côté est, je ne peux pas le faire. Je pense qu’on aura des réponses éventuellement.»

Gosselin déçu

«Je suis déçu. Je n’en reviens pas à quel point on est dans le deux poids, deux mesures. Avec le tramway, ça pressait, on s’est dépêchés puis on est allés de l’avant mais avec le troisième lien, il faudrait démontrer le gain net puis là, il faut prendre notre temps pour tout évaluer», a protesté M. Gosselin.

«À tous les jours, les citoyens viennent nous voir et ils nous disent : "Lâchez pas pour le troisième lien, ça prend ça, on est rendus là, ça prend un troisième lien à l’est." Les gens de Québec sont d’accord avec ça. Le maire de Québec est le seul à penser que ça prend un troisième lien à l’ouest et il retarde le processus», a-t-il déploré.