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[VIDÉO] Monsieur le maire ou monsieur Lemaire? Confusion au Salon bleu!

Le député de Rimouski, Harold Lebel
Photo Simon Clark Le député de Rimouski, Harold Lebel

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Un moment de confusion a donné lieu à une scène plutôt loufoque, mardi, au Salon bleu, alors que le député de Rimouski, Harold Lebel, questionnait la ministre des Aînés, Francine Charbonneau, au sujet de ce CHSLD de Laval qui défraie les manchettes, où des employés se plaignent de devoir négliger des patients par manque de ressources.

«Les témoignages qu'on a eus du CHSLD, c'est troublant. Tu sais, il n'y a personne au Québec qui a écouté ça puis qui a dit : Hé, c'est correct, là, on fait une visite de ministre puis on passe à autre chose. [...] C'est correct, vous avez fait votre visite, mais après ça... [...] Ça prend une enquête, une enquête indépendante. Est-ce que vous allez m'appuyer pour une enquête de la Protectrice du citoyen sur... pas... non seulement Sainte-Dorothée, mais sur l'ensemble des CHSLD? Parce qu'on entend ça partout», a d’abord réclamé le député péquiste.

«On est allés jusqu'au bout, M. le Président. On s'est assis avec le président du comité des résidents. [...] C'est un résident lui-même qui est président du comité des résidents. Qu'est-ce qu'il a dit, M. Lemaire? Il a dit que tout allait bien, que dans son CHSLD, les choses se passaient correctement et que les professionnels qui y étaient y étaient bien», a pour sa part plaidé la ministre.

Cet argument n’a pas convaincu le député péquiste de Rimouski qui est revenu à la charge et qui a questionné la crédibilité de monsieur «le maire» (de Laval?), comparativement à l’indépendance de la Protectrice du citoyen...

«Ça ne peut pas marcher de même, là. M. le maire nous a dit que c'était beau, on passe à un autre appel. C'est comme... Ça ne peut pas marcher comme ça. Il faut donner l'heure juste aux aînés, donner l'heure juste aux Québécois, puis moi, je vous demande de reconnaître le travail de la Protectrice du citoyen. [...] Puis la Protectrice du citoyen, elle est pas mal plus crédible que le maire, à mon avis, pour aller chercher l'heure juste», a-t-il dénoncé.

Vous comprendrez ici que M. Lebel croyait que la ministre faisait référence au maire de l’endroit, alors que le président du comité des résidents est un résident dont le nom de famille est Lemaire...

«M. le Président, je vais aider mes collègues à mieux comprendre. M. Lemaire, c'est le nom de famille du président du comité des résidents. C'est malheureux qu'on n'ait pas fait le lien, mais c'est parce que... si on avait lu la documentation et l'article qui a été écrit, où on a cité M. Lemaire. C'est comme ça qu'il s'appelle, que voulez-vous que je vous dise? Je ne peux pas l'appeler par son prénom, je vais faire appel à une indiscrétion. Mais il nous a dit avec certitude... Était-il seul? Non, il était accompagné des autres membres du comité. On est allés sur le terrain, mon collègue a posé des gestes importants, on a réinvesti dans le nombre de gens qu'on voulait avoir au service des patients. On est au service des aînés, M. le Président», a conclu la ministre.