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Érosion côtière à Matane: limitation de construction en bordure du fleuve

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La Ville de Matane limitera la construction en bordure du fleuve. Plusieurs secteurs côtiers sont affectés par des déferlements côtiers depuis plusieurs années.

Le projet de règlement de la Ville vise à limiter la construction ou la reconstruction dans la bande de protection, c'est-à-dire à trente mètres des berges (100 pieds).

«On veut resserrer les règles du jeu parce que, depuis plusieurs années, on voit vraiment des problématiques d'érosion, a expliqué le maire de Matane, Jérôme Landry. On voit aussi des problématiques d'inondations, de l'eau qui inonde les propriétés et le réseau routier, mais aussi des projections de pierres parce que plusieurs riverains ont une protection avec de la roche. Ce qui se produit, c'est qu'avec les grandes vagues, des projectiles de pierre arrivent sur les maisons cassent des fenêtres et causent des dommages assez importants.»

L'enrochement est aussi à recommencer chaque année pour plusieurs propriétaires. Cependant, les roches deviennent parfois des projectiles.

Le nouveau règlement empêchera donc l'agrandissement d'un bâtiment à l'intérieur de cette zone de trente mètres. «Ce que l'on veut, c'est de limiter (les impacts) justement sur les nouvelles résidences et les projets pour les propriétaires existants», a ajouté le maire.

De lourds dommages au début de l'année

La «bombe météo» qui a frappé l'Est-du-Québec au début janvier a causé de lourds dommages à Matane-sur-Mer. Les déferlements côtiers ont causé de lourds dommages à de nombreuses propriétés.

Au total, quatre résidences ont été détruites ou relocalisées à la suite de cette tempête.

Le terrain de Raymond Imbeault a subi des dommages. Heureusement, sa résidence n'a pas été touchée. «Ç’a arraché toute la clôture, a-t-il dit. Il y a aussi eu des roches de 200 livres sur le terrain.» L'homme a dû faire un mur de béton pour protéger son terrain.

Un autre résident de Matane-sur-Mer subit des dommages presque chaque année. «Cette année, j'ai eu des morceaux de glace aussi gros qu'une voiture, de la pierre, du gravier, mon dieu du gravier, a raconté Marc Larrivée à TVA Nouvelles. Mon terrain en arrière de la maison, je l'ai transformé en plage personnelle. J'ai décidé de laisser le gravier là. Fini de refaire le terrain tous les ans et de payer des 1500 $ -2000 $ tous les ans. J'ai décidé que c'était assez.»

La Ville de Matane a tenu une séance publique, lundi soir, pour présenter le projet de règlement. Selon le maire, une centaine de citoyens se sont déplacés. Plusieurs aimeraient avoir davantage d'aide pour trouver des solutions à long terme à la problématique. La Ville s'est montrée ouverte à la formation d'un tel comité.

Certains résidents riverains aimeraient aussi avoir accès à des aides financières pour effectuer des travaux en prévention aux épisodes de fortes vagues.

Plus de dix-huit kilomètres de côtes sont à risque d'érosion à Matane.