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Les policiers traquent les manifestants sans relâche

Certains agents ont réagi de façon musclée face à des protestataires qui se comportaient de façon non violente

Un protestataire a été arrêté en fin d’après-midi dans le secteur Limoilou pour son implication dans une manifestation illégale.
Photo Jean-Francois Desgagnés Un protestataire a été arrêté en fin d’après-midi dans le secteur Limoilou pour son implication dans une manifestation illégale.

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Manifestants et policiers se sont traqués tout au long de la journée vendredi à Québec alors que quelques actions de perturbations se sont déroulées. Chaque fois, la centaine de contestataires a rapidement été prise en chasse par les forces de l’ordre qui n’ont encore une fois laissé aucune marge de manœuvre.

Quatre manifestations, deux en matinée et deux en après-midi, ont à nouveau mené à une forte réaction des policiers. Dès les premiers signes de soulèvement, de nombreux pelotons de l’escouade antiémeute s’amenaient pour réprimer tout écart des manifestants, bien moins nombreux.

Le bilan final de la journée fait état de sept arrestations. Au total, quatre hommes et deux femmes ont été arrêtés pour attroupement illégal et un autre homme a été interpellé pour entrave au travail des policiers.

 Les manifestants ont enflammé de vieux sofas dans la voie d’accès de l’autoroute Dufferin-Montmorency.
Photo AFP
 Les manifestants ont enflammé de vieux sofas dans la voie d’accès de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Accès à l’autoroute bloqué

La manifestation qui a donné le plus de fil à retordre aux policiers s’est déroulée vers midi quand une centaine d’individus ont bloqué l’accès à l’autoroute Dufferin-Montmorency. Des sofas et autres déchets ont été brûlés sur la voie publique avant que les manifestants ne soient forcés de se déplacer vers le quartier Saint-Jean-Baptiste.

À travers les rues Saint-Olivier, D’Aiguillon et Lockwell, les manifestants et les policiers se sont pourchassés jusqu’à ce que certains soient pris en souricière par des agents antiémeute. Deux arrestations sont survenues à ce moment.

« Ça n’a pas de bon sens, c’est exagéré. On n’est même plus chez nous », criait une résidente excédée à l’endroit des policiers et des médias qui suivaient la scène de près.

Malgré quelques manifestations, on ne déplorait aucun débordement vendredi.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Malgré quelques manifestations, on ne déplorait aucun débordement vendredi.

Coincés sur les Plaines

Après quelques heures d’accalmie, les manifestants sont revenus à la charge vers 15 h 30, regroupés derrière l’hôtel Le Concorde. Leur marche s’est encore une fois terminée rapidement, les protestataires se retrouvant enclavés sur les plaines d’Abraham.

Même si aucun geste de violence n’est survenu à ce moment, les policiers ont encerclé les Plaines durant plusieurs minutes, refusant de laisser sortir les manifestants. « On veut juste s’en aller, ce n’est pas compliqué », a lancé une manifestante à un agent de la paix.

L’un des nombreux policiers qui sont intervenus lors d’une manifestation survenue près de l’Assemblée nationale, vendredi
Photo Didier Debusschère
L’un des nombreux policiers qui sont intervenus lors d’une manifestation survenue près de l’Assemblée nationale, vendredi

Un peu plus loin, un autre policier menaçait les manifestants. « Je vais te le redire, si tu approches de la rue je vais te gazer. »

Même si un véhicule policier s’est enlisé dans le parc et aurait pu devenir une cible de choix, aucun geste de violence n’a été commis. « Vous l’avez vu, les manifestants n’ont pas été violents ! Ce n’est pas nous les violents », a lancé un des opposants au G7 à sa sortie du parc.

La journée de manifestation s’est soldée par une action spontanée dans les rues de la basse-ville. Une poignée de manifestants ont été pris en chasse par les policiers qui les ont circonscrits près du pont Drouin dans Limoilou. Un homme a été arrêté dans le secteur.

Manifestants matinaux

La journée s’était amorcée avec une action dans le secteur de Beauport où environ 200 manifestants ont bloqué le boulevard Sainte-Anne. Arrivés dès 7 h 30, les manifestants cherchaient à « couper les ponts avec La Malbaie ».

La manifestation a rapidement été déclarée illégale et les protestataires ont été forcés de se disperser. La situation était de retour à la normale peu après 9 h.

— Avec la collaboration de Nicolas Saillant, Nicolas Lachance, Jean-François Racine, Catherine Bouchard et Dominique Lelièvre