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G7: la surveillance à son sommet près du Manoir Richelieu

Le casse-croûte Chez Chantal, dans le secteur bucolique de Pointe-au-Pic, est demeuré ouvert même s’il se trouve dans la zone sécurisée à La Malbaie. L’endroit est surtout visité par les forces de l’ordre, raconte la propriétaire, Jessica Pelletier, qui évoque une baisse de l’achalandage allant jusqu’à 90 % dans ses deux restaurants.
Photo Dominique Lelièvre Le casse-croûte Chez Chantal, dans le secteur bucolique de Pointe-au-Pic, est demeuré ouvert même s’il se trouve dans la zone sécurisée à La Malbaie. L’endroit est surtout visité par les forces de l’ordre, raconte la propriétaire, Jessica Pelletier, qui évoque une baisse de l’achalandage allant jusqu’à 90 % dans ses deux restaurants.

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LA MALBAIE | La sécurité a atteint son paroxysme dans la «zone rouge» qui ceinture le Manoir Richelieu, vendredi, au premier jour du G7.

L’établissement a été transformé en véritable forteresse que les responsables de la sécurité tiennent scrupuleusement à l’abri des regards indiscrets.

Le Journal a pu le constater en se rendant dans la zone verte, ce périmètre de sécurité plus large qui entoure le site.

Les médias qui en font la visite sont invités à faire un circuit d’environ 500 mètres dans un secteur bien à l’écart du Manoir Richelieu, et ce, sous la surveillance constante d’agents de la Sûreté du Québec (SQ).

Impossible, donc, d’avoir une quelconque vue sur l’hôtel, au moment où les dirigeants des plus grandes puissances s’y trouvent.

Commerçants cherchent clients

À l’extérieur du Manoir, le temps semble s’être arrêté pour les résidents et les commerçants du périmètre de sécurité, qui sont depuis lundi les seuls à pouvoir profiter du secteur de Pointe-au-Pic, autrement fort prisé des touristes et de la population charlevoisienne.

Jessica Pelletier, <i>propriétaire de l’Espace Baratté et du casse-croûte Chez Chantal</i>
Photo Dominique Lelièvre
Jessica Pelletier, propriétaire de l’Espace Baratté et du casse-croûte Chez Chantal

Les commerçants interrogés par Le Journal évoquent une baisse des profits de l’ordre de 90 % depuis que la zone est inaccessible au public.

«C’est tranquille, c’est vraiment le mot», lance Jessica Pelletier, la propriétaire de l’Espace Baratté et du casse-croûte Chez Chantal, sur la rue du Quai et sur le chemin du Havre. Depuis le début de la semaine, la clientèle se compose presque exclusivement d’agents de la SQ et de la Gendarmerie royale du Canada.

Elle explique avoir gardé ouverts ses restaurants, car il sera plus facile, ensuite, de démontrer les pertes encourues en raison du sommet et d’obtenir une indemnisation du gouvernement. «Parce que, sinon, il y a des journées où ça n’a vraiment pas valu la peine d’être ouvert», mentionne Mme Pelletier.

Bonne cohabitation

Au total, 400 unités résidentielles et 60 commerces se trouvent dans la zone verte, dont plusieurs établissements hôteliers qui ont pu ouvrir leurs portes à des délégations du G7.

Attablée dans l’un des restaurants, une cliente, Caroline, admet qu’elle est impatiente de retrouver une vie normale, elle qui réside évidemment dans la zone verte. «Mais ce n’est pas grave, en même temps, je suis contente de vivre avec ça», dit-elle.

La cohabitation avec les forces policières et militaires se fait très bien malgré tout, souligne-t-elle. «Ils sont tous smattes, il n’y a personne d’indiscret. Ils font leurs affaires et ils sont polis», observe-t-elle.

Les résidents se disent impressionnés par la présence, si près, des dirigeants du G7. Ceux-ci sont bien conscients des désagréments que leur visite peut causer, a précisé vendredi matin le maire de La Malbaie, Michel Couturier.

Le président français, qu’il a pu rencontrer, a d’ailleurs pris la peine de remercier les citoyens pour leur patience et leur accueil.