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Des poèmes à Cent ans de solitude

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Demain à 21 h, dans le cadre des Francos de Montréal, Klô Pelgag sera sur scène avec l’Orchestre du Temple thoracique. En attendant de pouvoir assister à ce spectacle gratuit, elle nous parle de ses livres chouchous.

Est-ce que vous pouvez commencer par nous dire pourquoi vous aimez lire ?

J’aime lire en partie parce que c’est une des seules choses qui m’aide à décrocher tout en faisant fonctionner mon imagination. Les livres sont une source inépuisable d’images, d’idées et j’ai énormément de respect et d’admiration pour les auteurs qui savent structurer leur pensée de façon à faire comprendre et voyager. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de musiciens empruntent des phrases aux livres pour leurs textes de chansons. La plupart d’entre nous sont assez vedges pour ce qui touche aux textes et aux idées. Je pense que les auteurs doivent faire preuve d’énormément de discipline pour arriver à quelque chose qui se tienne.

Et vous vous souvenez du livre avec lequel tout a commencé ?

Aucun en particulier, mais je me souviens avoir lu tout Boris Vian après l’avoir découvert au secondaire avec L’écume des jours. Je me souviens aussi avoir vraiment apprécié Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. Mais j’ai surtout commencé par la poésie avec Raoul Duguay, Claude Gauvreau, Verlaine­­­ et Jim Morrison.

Tous genres confondus, que préférez-vous lire ?

Je n’ai pas nécessairement de préférence, mais je lis davantage de fiction.

Récemment, avez-vous fait quelques belles découvertes ?

Je n’ai pas énormément de temps pour lire en ce moment, mais le dernier livre que j’ai lu était Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline. Je ne l’avais jamais lu auparavant et il figure probablement dorénavant parmi les œuvres m’ayant le plus marquée.

À part Voyage au bout de la nuit, quels autres livres vous ont également beaucoup marquée au fil des ans ?

Je dirais Beauté baroque de Claude Gauvreau, Une saison dans la vie d’Emmanuel de Marie-Claire Blais, Karoo de Steve Tesich et Trois fils : Un père vertueux de Ludovic Debeurme.

Est-ce qu’il y a un livre complètement farfelu dont vous aimeriez aussi nous parler ?

Je possède Le guide pratique des champignons comestibles ou vénéneux. C’est une très vieille édition et c’est un livre qui trône en premier plan dans ma bibliothèque depuis toujours. Je l’ai trouvé à Paris lors d’une de mes premières tournées en France alors que je n’étais pas encore écœurée de manger du pain !

Les paroles de certaines de vos chansons ont-elles déjà été inspirées par un livre ?

Non, mais il y a une petite référence à Boris Vian dans Les corbeaux.

Et qu’êtes-vous présentement en train de lire ?

Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez.