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G7: de nombreux équipements de sécurité n'ont pas été utilisés

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Annoncées à coups de millions et par crainte de débordements, les mesures de sécurité entourant le sommet du G7 n’auront en fin de compte pas été pleinement utilisées. Malgré tout, les autorités continuent d’affirmer que ces investissements étaient nécessaires pour assurer la sécurité durant l’événement. Coup d’œil sur certaines de ces dépenses.

8000 policiers et des armes de contrôle de foule toutes neuves

Photo Jean-François Desgagnés

Selon les chiffres obtenus par Le Journal, quelque 8000 policiers devaient assurer la sécurité lors du G7, dont seulement 1000 du SPVQ pour la Ville de Québec. En plus de ceux de la GRC et de la Sûreté du Québec, on peut affirmer sans se tromper que le ratio policiers/manifestants était largement favorable aux forces de l’ordre. De nouvelles munitions « non létales » ont aussi été déployées pour la première fois par la SQ pour repousser les manifestants lors du Sommet du G7. Les nouvelles munitions, appelées blunt impact projectile ou BIP sont censés se déformer au contact de la cible contrairement aux anciens bâtons cinétiques solides lancés par le controversé ARWEN-37, mais elles n’auront finalement pas servi.

— Avec la collaboration d’Axel Marchand-Lamothe

La prison à 1 M$ de Clermont

Capture d’écran TVA nouvelles

Construit sur le site de l’aréna de la petite municipalité voisine de La Malbaie, le centre de traitements des contrevenants devait servir à accueillir des manifestants arrêtés à Charlevoix. Le seul hic est que la fameuse « zone d’expression libre » où devaient manifester les contestataires anti-G7 a été pratiquement déserte au cours des deux jours qu’a duré le sommet. Les responsables du Groupe intégré de sécurité ont d’ailleurs confirmé au Journal ne recenser aucune détention dans la prison temporaire. Cette dernière abritait notamment des douches, des vêtements neufs et des toilettes pour les prévenus, des sites de décontamination, un local médical ainsi que des équipements de vidéoconférence pour les comparutions.

La vaste décontamination qui n’est jamais venue

Photos d’archives

Craignant de voir se répéter le scénario de 2001, où Québec s’était retrouvée enfumée de gaz lacrymogène durant le Sommet des Amériques, les autorités ont mis le paquet pour être prêtes à décontaminer tout le monde. Autant dans les centres opérationnels des forces de l’ordre que dans les lieux de détention ou les hôpitaux, des douches de décontamination attendaient les gens exposés au gaz lacrymogène. Plusieurs employés des services d’urgence et hospitaliers, principalement des pompiers et des infirmières, avaient également été formés pour l’occasion. Aucun gaz n’a finalement été lancé puisqu’aucune violence n’a été observée durant les trois jours de manifestation anti-G7.