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Cher G7, ne reviens pas!

Cher G7, ne reviens pas!
Photo Didier Debusschère

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La scène qui résume le mieux ce qu’auront été les manifestations en marge du G7 s’est déroulée vendredi après-midi sur les plaines d’Abraham.

Une poignée de manifestants s’en sont pris verbalement à des policiers antiémeutes en plein contrôle de la situation.

Il y avait manifestement plus de journalistes et de photographes au front, que de vrais manifestants.

Ça beuglait, ça gesticulait, mais ça ne menait nulle part.

Sur les Plaines, il n’y avait rien à briser, rien à paralyser, pas de méchants capitalistes à écœurer.

C’est là qu’on a vraiment compris l’échec de la tentative de perturbation.

FAIBLE MOBILISATION

Ça en faisait quasiment pitié tellement la mobilisation des contestataires paraissait faible.

Cela est tout de même surprenant à l’ère des réseaux sociaux, du dark web et de l’indignation érigée en religion.

Les violentes manifestations du 1er mai dernier à Montréal laissaient croire à un genre de camp d’entraînement des groupes de casseurs pour se préparer à frapper fort à Québec.

Il est certain que l’imposante présence policière en aura découragé plusieurs de faire leur « crise de bacon » et permis de protéger la quiétude de notre ville. Une ville presque vidée de ses voitures, de ses travailleurs, de ses fonctionnaires, de ses passants n’était pas non plus le théâtre rêvé pour des militants en manque d’attention.

C’est moins le fun de faire un spectacle devant une salle presque vide.

En même temps, personne ne pourra se plaindre sérieusement que le droit de manifester a été brimé.

ENVAHIR LES COMMERCES

Maintenant que le G7 est passé, il faut maintenant envahir les commerces du centre-ville.

Reprenons le contrôle de Grande Allée, Saint-Jean, Cartier, Saint-Joseph.

Ça y est presque.

Les enfants vont finir l’école, le Festival d’été s’en vient.

Québec sera encore la plus belle.

Enfin, l’été peut commencer.

Chers G7, G8, G20, ne revenez plus jamais ici. Merci.