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Commotions cérébrales : le CH aurait été négligent

Commotions cérébrales : le CH aurait été négligent
Photo Martin Chevalier

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Le Canadien aurait fait preuve de négligence dans certains cas de blessures à la tête ayant occasionné des symptômes s’apparentant à ceux d’une commotion cérébrale.

Des documents de cour concernant le litige entre la LNH et 150 anciens joueurs, et consultés par Katie Strang, du site The Athletic, révèlent que trois équipes ont été blâmées pour leur refus de se plier aux exigences du protocole des commotions cérébrales.

Deux d’entre elles auraient été sanctionnées : le Canadien et les Flames de Calgary.

« Le club n’émettra aucun commentaire relativement aux décisions disciplinaires rendues par la Ligue, et particulièrement en raison du litige qui est en cours. Nous référons à la LNH toute demande à cet égard », a fait savoir le département de communication du Canadien.

Nulle part, dans les documents en question, le moment de l’infraction du Tricolore et le nom du ou des joueurs impliqués ne sont mentionnés. On ne connaît pas non plus les faits reprochés à la formation montréalaise.

Les Devils récalcitrants

En contrepartie, ces documents mettant en lumière des témoignages de Bill Daly, le commissaire adjoint de la LNH, et de Lou Lamoriello, directeur général des Devils du New Jersey au moment des faits reprochés, montrent que les Devils avaient failli à leurs obligations de faire passer à tous leurs joueurs un test neuropsychologique avant le début de la saison 2007.

Ce test, qui sert de référence lorsqu’un joueur doit se soumettre de nouveau à cet examen à la suite d’un coup important à la tête, était en vigueur depuis déjà une dizaine d’années à cette époque,

D’ailleurs, lors de son témoignage, Julie Grant, l’avocate de la LNH, a confirmé que la ligue était au courant que les Devils aient pu refuser de se soumettre à cette obligation à plus d’une occasion.

L’exemple de Mike Peluso

Toutefois, ils n’auraient pas été mis à l’amende ni punis pour avoir transgressé cette exigence ni pour avoir refusé de se plier au protocole des commotions cérébrales.

Dans son texte, Strang rappelle que ce n’est pas la première fois que les Devils se trouvent au centre d’une tourmente à propos des commotions cérébrales.

En 2015, Mike Peluso avait raconté à The Star-Ledger que les Devils l’avaient renvoyé au jeu après qu’il eut souffert d’une commotion durant la campagne 1993-1994.

Peluso fait justement partie des 150 plaignants.