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Petites filles abandonnées à Charlesbourg: des voisines ne sont pas surprises

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La découverte de deux petites filles enfermées dans une chambre et laissées sans surveillance dans un appartement insalubre de la rue de Nemours à Charlesbourg a mené à l’arrestation de la mère et la grand-mère. Des voisines ne sont pas surprises du triste sort de ces gamines.

«Les enfants étaient tout le temps en train de crier. Ils se promenaient souvent tous nus dans le couloir. C’était spécial ce qui se passait là», a déclaré sous le couvert de l’anonymat une femme à TVA Nouvelles.

«Ça paraissait qu’il manquait un petit peu. J’avais aussi l’impression que les enfants étaient tout le temps séquestrés dans l’appartement, qu’ils ne sortaient pas beaucoup», ajoute la voisine de la mère et de la grand-mère.

Une autre voisine a aussi accepté de parler à TVA Nouvelles. «Souvent, ça puait. Ça se rendait ici dans l’appartement. On le sentait. Ma fille de dix ans et mon coloc, on trouvait ça vraiment désagréable», déplore-t-elle.

Ce sont des citoyens qui ont contacté le 911, hier en début d’après-midi, afin de signaler que les fillettes se trouvaient sur le bord d’une fenêtre au troisième étage d’un appartement et qu’elles étaient sur le point de tomber.

David Poitras, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), explique comment l’intervention des agents s’est déroulée.

Faim, soif et frigo vide

«Les policiers constatent premièrement qu’il n’y a pas de parents sur place, d’adulte. Deuxièmement, que la chambre où se trouvaient les enfants était verrouillée et que c’était impossible pour les enfants de sortir de cette chambre-là. Les policiers réalisent aussi que les enfants ont très faim, leur donnent de la nourriture, de l’eau, subviennent à leurs besoins. Ils ont demandé des ambulanciers sur place. L’appartement est extrêmement insalubre et le frigo est vide», détaille l’agent Poitras.

Des démarches ont été faites auprès de la DPJ qui a pris en charge les fillettes et des enquêteurs ont été affectés au dossier afin de retracer qui étaient les tuteurs des enfants. «En soirée, nous avons été en mesure d’identifier et d’arrêter une femme de 18 ans et une autre de 38 ans qui sont la mère et la grand-mère des deux jeunes filles», fait savoir le porte-parole du SPVQ.

L’agent n’a pas été en mesure pour le moment de faire savoir la raison pour laquelle les petites filles étaient laissées à elles-mêmes. L’enquête est toujours en cours. Aucune accusation n’a encore été déposée. Si jamais elles étaient accusées, les chefs pourraient être séquestration, abandon d’enfants et de ne pas avoir subvenu aux choses nécessaires de la vie.

Si quelqu’un a des informations pouvanat faire progresser l’enquête,  communiquez avec le 418 641-AGIR (2447).