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Arrestations au G7: un regroupement dénonce une «répression judiciaire»

Le Regroupement de résistance anti-G7 accuse les policiers d’avoir ciblé des manifestants qui s’exprimaient dans les médias pour ensuite les arrêter.
Photo Jean-François Desgagnés Le Regroupement de résistance anti-G7 accuse les policiers d’avoir ciblé des manifestants qui s’exprimaient dans les médias pour ensuite les arrêter.

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Un regroupement anti-G7 dénonce une «répression judiciaire» envers quelques-uns des 13 individus arrêtés durant les manifestations qui ont eu lieu en marge du Sommet les 7, 8 et 9 juin.

Le Regroupement de résistance anti-G7 (RRAG7) estime que les officiers de justice se sont adonnés à «certaines pratiques fortement discutables» pour «faire taire la contestation».

Le «comité légal du RRAG7» pointe notamment vers «le refus systématique» des procureurs de remettre en liberté les manifestants détenus. Les personnes appréhendées ont comparu le 11 juin, soit le lundi suivant le week-end de la tenue du Sommet du G7.

Le RRAG7 considère «disproportionné» que les manifestants soient soumis à une enquête sur remise en liberté et qu’ils se voient imposer une caution, notamment en raison de «la légèreté de la majorité des infractions alléguées et le fait que le Sommet du G7 était terminé».

«L’imposition de cautions nous semble donc n’être qu’un moyen de brimer le droit de manifester des gens en les détenant pendant toute la fin de semaine (jusqu’à trois jours et demi dans certains cas)», lit-on dans un communiqué émis mercredi soir.

Profilage

En prime, le regroupement accuse les policiers d’avoir ciblé des manifestants qui s’exprimaient dans les médias pour ensuite les arrêter. Selon lui, quatre des 13 personnes appréhendées ont critiqué le travail des policiers dans les médias avant d’être interpellées.

«Ce profilage nous apparaît comme une manœuvre d’intimidation des autorités policières, dont l’objectif serait de dissuader les manifestantEs (sic) de prendre la parole devant les médias. Cela nous semble représenter un risque sérieux pour la liberté d’expression lors de futurs événements», évoque-t-on.

Les critiques émises par le RRAG7 comprennent également des «arrestations ciblées», conjuguées à une «détention irrégulière et prolongée». Une fois en cellule, les manifestants auraient également eu de la difficulté à joindre leur avocat respectif.

«En plus de délais très longs soi-disant en raison de problèmes logistiques [...], il y a lieu de se demander ce qui se serait passé si le nombre de personnes arrêtées avait été celui attendu par l’État», questionne le RRAG7.

Lors de la dernière journée du Sommet du G7, la Ligue des droits et libertés avait aussi dénoncé le travail policier. L’organisme avait reproché aux forces de l’ordre d’avoir commis des «gestes dangereux», des «arrestations sans motif apparent» et d’avoir proféré des «propos injurieux».

Des 13 manifestants arrêtés, huit ont été libérés le lundi suivant la réunion du G7. Au préalable, deux avaient été relâchés sous promesse de comparaître, alors qu’un autre n’a hérité que d’une amende. Finalement, les causes de deux hommes accusés notamment de possession d’une arme dans un dessein dangereux ont été repoussées. Ils devaient comparaître mercredi au palais de justice de Québec et restaient jusqu’alors détenus.