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C’est un départ pour la Coupe du monde de soccer 2018

La Russie accueille jusqu’à la mi-juillet la plus importante compétition planétaire

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Photo AFP La fièvre du soccer frappera la planète tout entière d’ici la mi-juillet, alors que 32 pays batailleront dans l’espoir de soulever le trophée emblématique de la Coupe du monde, le 15 juillet à Moscou.

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L’événement le plus attendu du monde sportif se met en branle et pendant un mois, la planète aura les yeux rivés sur la Russie, où la Coupe du monde de soccer 2018 aura lieu.

C’est justement la formation russe qui lance le tournoi en affrontant l’Arabie saoudite en lever de rideau, jeudi. Jusqu’au 15 juillet, 32 équipes disputeront 64 matchs et avant même que le coup d’envoi ne soit donné, plusieurs aspirants se pointent pour déloger l’Allemagne, tenante du titre.

Les étoiles

On peut notamment penser au Brésil, au Portugal, à l’Argentine et pourquoi pas à la France, qui rêve de soulever la Coupe du monde au lendemain de sa fête nationale. Imaginez un peu la fête sur la rue Saint-Denis si ça devait arriver !

Pour plusieurs joueurs étoiles, cette Coupe du monde revêt une importance toute particulière. C’est le cas du Portugais Cristiano Ronaldo et de l’Argentin Lionel Messi.

Les deux joueurs, qui rivalisent continuellement pour le titre de meilleur joueur de leur génération, n’ont encore jamais soulevé le trophée le plus important de leur sport et ils ne rajeunissent pas.

Blessé gravement au dos devant ses partisans au Brésil, Neymar va vouloir faire oublier la déconvenue de sa formation, qui avait baissé pavillon 7 à 1 face à l’Allemagne lors de la demi-finale de la Coupe du monde 2014. Voilà un souvenir honteux à effacer.

Controverses

Mais la Coupe du monde en Russie, ce n’est pas que du soccer. Il y a aussi une bonne dose de politique, comme c’est toujours le cas quand Vladimir Poutine est dans le portrait.

Il y a d’abord des soupçons de corruption quant à l’obtention du tournoi, mais ça, ce n’est pas un fait nouveau dans l’univers de la FIFA.

On se questionne aussi sur le respect des droits humains en Russie, un pays qui n’a pas la meilleure feuille de route en la matière. Il ne faut pas non plus négliger le racisme latent de même que le non-respect des droits des membres de la communauté LGBTQ.

Et ça, c’est sans parler des dépassements de coûts pour l’organisation de la Coupe du monde, avec une facture finale qui avoisine les 10 milliards de dollars.

Et finalement, on peut aussi penser aux problèmes de dopage qui ont miné le sport russe depuis plusieurs années, au point où les athlètes du pays n’ont pu représenter leur patrie aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

La MLS bien représentée

Il y a de grands absents à cette Coupe du monde, en commençant par l’Italie, qui ne s’est inexplicablement pas qualifiée, de même que les Pays-Bas.

Les États-Unis ratent pour leur part le tournoi pour la première fois depuis 1986 après une phase de qualification désastreuse.

Les Américains peuvent trouver une certaine consolation dans le fait que 19 joueurs de la MLS, principalement des Latino-Américains, vont représenter leur pays à la compétition.

Il y a également le pauvre Laurent Ciman qui doit attendre de savoir si Vincent Kompany sera en mesure de jouer avant de savoir s’il portera le maillot de la Belgique... ou s’il rentrera à Los Angeles.

Mais n’oublions pas que si les Américains avaient fait le travail et s’étaient qualifiés, la représentation de la MLS aurait été presque doublée et ça, c’est une bonne nouvelle pour le soccer nord-américain et sa progression.

Le Mondial de A à Z

Angleterre : L’Angleterre tentera de mettre fin à une très longue disette, ayant remporté la Coupe du monde pour la dernière fois en 1966.

Blerim Dzemaili : On retrouvera l’ancien joueur de l’Impact au sein de la sélection suisse, lui qui est un élément important du milieu de terrain helvète.

Controverses : On peut notamment parler des soupçons de corruption quant à la candidature russe, qui a été retenue malgré un dossier plus ou moins solide. On peut aussi s’attarder aux problèmes relatifs aux droits de l’homme en Russie.

Déceptions : Il y a au moins deux déceptions avec l’absence étonnante de l’Italie et celle des États-Unis, puissance nord-américaine. Ajoutons à cette liste les Pays-Bas.

Ekaterinbourg : Trop petit, le stade de la ville a été ouvert aux deux bouts pour ajouter des gradins à l’extérieur de l’enceinte, ce qui est d’un ridicule consommé.

France : Les « Bleus » ont participé à leur dernière finale en 2006 et l’ont emporté pour la dernière fois en 1998. Pour ce que ça vaut, la simulation d’EA Sports leur donne la victoire en finale contre l’Allemagne.

Griezmann et Giroud : Antoine Griezmann et Olivier Giroud seront les deux moteurs offensifs de la sélection française. Les « Bleus » auront besoin d’eux pour connaître un long parcours.

Héros : Il y a plusieurs prétendants au titre de héros de cette Coupe du monde. Les noms de Messi, Ronaldo et Neymar viennent immédiatement à l’esprit.

Islande : Plus petite nation de ce Mondial, l’Islande va vouloir prouver que son parcours surprenant en Coupe d’Europe n’était pas le fruit du hasard.

James Rodriguez : Le moteur offensif de la Colombie a reçu le soulier d’or de la dernière Coupe du monde avec un total de six buts en cinq matchs.

Kane : Harry Kane est le plus bel espoir offensif anglais depuis Wayne Rooney et il sera la locomotive de la sélection anglaise.

Lionel : La star argentine en est peut-être à son dernier tour de piste à la Coupe du monde et elle voudra certainement venger le revers subi contre l’Allemagne en finale il y a quatre ans.

MLS : On retrouve un total global de 19 joueurs issus de la MLS qui représenteront leur pays lors du tournoi. On dénombre aussi 14 anciens, dont les ex-Impact Blerim Dzemaili (Suisse) et Johan Venegas (Costa Rica).

Neymar : Une sérieuse blessure a mis un terme prématurément à son tournoi en 2014, mais cette fois-ci, il veut redorer le blason du Brésil.

Özil : Mesut Özil est un élément-clé de la sélection allemande, étant probablement son meilleur joueur ballon au pied.

Poutine : Il ne fait aucun doute que cette Coupe du monde est une vitrine politique pour le président russe, Vladimir Poutine.

Quarts de finale : Le Mexique n’a jamais fait mieux que les quarts de finale et il va tenter de pousser son parcours plus loin pour la première fois.

Ronaldo : Cristiano Ronaldo a tout gagné dans sa carrière, incluant l’Euro avec le Portugal il y a deux ans. Il ne manque qu’une Coupe du monde à son tableau de chasse.

Soixante-quinze : Le trophée de la Coupe du monde est composé d’or pur à 75 %.

Toby Alderweireld : Il est le pilier de la défensive belge et il sera l’un des joueurs sur qui reposeront les espoirs des « Diables rouges ».

Uruguay : Le petit pays d’Amérique du Sud a été le premier à remporter la Coupe du monde en 1930, et l’a emporté à nouveau en 1950. Depuis, plus rien.

Vincent Kompany : Blessé à l’aine, on connaîtra le sort du défenseur belge seulement 24 heures avant le premier match de l’équipe prévu le 18 juin. S’il abdique, Laurent Ciman, qui est en attente, prendra sa place.

Will Smith : Il est au nombre des interprètes de la pièce Live It Up, chanson officielle de cette Coupe du monde.

Xavi : Après quatre Coupes du monde consécutives avec l’Espagne, Xavi a passé le flambeau et n’y est pas cette année.

Yohan Venegas : Incapable de faire sa marque en MLS, l’ancien de l’Impact est pourtant fort efficace avec la sélection du Costa Rica, ayant inscrit 10 buts en 45 sélections.

Zlatan : Ça sera une première Coupe du monde sans Zlatan Ibrahimovic pour la Suède et c’est peut-être une bonne chose. L’équipe sera plus unie sans la vedette.

Joueurs de la MLS présents en Russie

Dynamo de Houston

  • Adolfo Machado | Panama

Los Angeles FC

  • Omar Gaber | Égypte
  • Marco Urena | Costa Rica
  • Carlos Vela | Mexique
  • Laurent Ciman | Belgique

(en attente)

Galaxy de Los Angeles

  • Giovani dos Santos | Mexique
  • Jonathan dos Santos | Mexique

Minnesota United FC

  • Francisco Calvo | Costa Rica

New York City FC

  • Ronal Matarrita | Costa Rica
  • Rodney Wallace | Costa Rica

Red Bulls de New York

  • Fidel Escobar | Panama
  • Michael Murillo | Panama

Orlando City SC

  • Yoshi Yotun | Pérou

Timbers de Portland

  • David Guzman | Costa Rica
  • Andy Polo | Pérou

Earthquakes de San Jose

  • Harold Cummings | Panama
  • Anibal Godoy | Panama

Sounders de Seattle

  • Gustav Svensson | Suède
  • Roman Torres | Panama

Whitecaps de Vancouver

  • Kendall Waston | Costa Rica

Groupe A

Tout pourrait survenir

Voilà un groupe quelque peu énigmatique, ne serait-ce que parce qu’on ne sait pas quoi penser exactement de la Russie.

Il y a une dizaine d’années, quand elle a obtenu l’organisation de cette Coupe du monde, la patrie de Vladimir Poutine surfait sur une belle vague. Voilà qu’elle se retrouve au dernier rang du classement des équipes inscrites, n’ayant pu franchir la phase de groupe d’aucun tournoi depuis 2008.

Et comme si ce n’était pas assez, l’entente ne semble pas être au beau fixe entre l’entraîneur et les joueurs.

Beaucoup d’espoirs reposent sur les épaules du gardien Igor Akinfeev, la seule véritable vedette de cette équipe en mal d’identité.

Poids offensif

L’Uruguay arrive en Russie avec le couteau entre les dents, ayant connu une excellente phase qualificative en Amérique du Sud, n’ayant été surpassé que par le Brésil.

C’est le moment où jamais si le petit pays veut soulever le trophée pour la première fois depuis 1950. Ses vedettes offensives, Edinson Cavani (30 ans) et Luis Suarez (31 ans), se font vieillissantes.

Une attention particulière sera portée sur Cavani, qui a été impérial pendant la phase de qualification avec 10 buts en 18 rencontres.

Retour attendu

L’Égypte attendait depuis 28 ans de pouvoir jouer du coude avec les meilleurs au monde, ayant participé à la Coupe du monde pour la dernière fois en 1990.

La formation égyptienne a atteint la finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations, ce qui laisse poindre de l’espoir.

Attention à Mohamed Salah (un membre de l’équipe de Liverpool), avec cinq buts en six matchs pendant la phase de qualification. Il a notamment marqué sur un tir de pénalité qui a confirmé le retour de la nation parmi l’élite.

Préparation tronquée

On ne peut pas dire que l’Arabie saoudite s’est préparée dans les meilleures conditions; depuis la qualification, deux sélectionneurs ont été virés.

Edgardo Bauza a été limogé neuf jours avant le tirage au sort et après seulement cinq matchs amicaux. Il était venu remplacer Bert van Marwijk, remercié en septembre.

Juin Antonio Pizzi est en poste seulement depuis quelques mois et il doit faire en sorte que son équipe s’unifie.

Les Saoudiens devront se rabattre sur les petits miracles de l’attaquant Mohammad Al-Sahlawi.


Horaire

► Jeudi 14 juin

  • Russie – Arabie saoudite

► Vendredi 15 juin

  • Égypte – Uruguay

► Mardi 19 juin

  • Russie – Égypte

► Mercredi 20 juin

  • Uruguay – Arabie saoudite

► Lundi 25 juin

  • Arabie saoudite – Égypte
  • Uruguay - Russie

Groupe B

Le groupe de la mort

Si on cherche un « groupe de la mort », on en est bien près avec ce Groupe B, composé du Portugal, de l’Espagne, du Maroc et de l’Iran.

Pour le Portugal, le temps presse. À 32 ans, il s’agit possiblement de la dernière chance pour Cristiano Ronaldo de se couvrir de gloire lors de ce grand tournoi.

Le Portugal a démontré ce qu’il avait dans le ventre en remportant l’Euro il y a deux ans, mais la Coupe du monde, ce n’est pas le même univers.

Avec des joueurs comme Ronaldo, Pepe, Joao Moutinho et le jeune Andre Silva, la formation de la péninsule ibérique a le mordant nécessaire.

Vent de renouveau

Un vent de renouveau souffle sur l’Espagne avec l’arrivée de Julen Lopetegui comme sélectionneur, ce qui fait du bien à une équipe qui n’a pas su défendre son tir de champion du monde en 2014 et de champion d’Europe en 2016.

Ce vent s’est transformé en bourrasque quand Lopetegui a été congédié, mercredi, après avoir accepté le poste d’entraîneur-chef du Real Madrid.

La force de l’Espagne se retrouve en milieu de terrain et en attaque avec des joueurs comme Andres Iniesta et Diego Costa. Derrière, on peut toujours se fier sur Sergio Ramos et Gerard Piqué pour tenir le fort devant David De Gea.

La formation espagnole a présenté une fiche de 9-0-1 lors des qualifications.

Longue attente

Pour le Maroc, c’est la fin d’une longue attente puisque la formation maghrébine n’a pas participé à la Coupe du monde depuis 1998. Et bonne nouvelle, le pays d’Afrique du Nord compte sur un bon nombre de jeunes joueurs talentueux, dont Hakim Ziyech et Younes Belhanda.

On peut donner du mérite au sélectionneur Hervé Renard, qui a injecté une bonne dose de discipline au sein de l’effectif tout en créant un style de jeu excitant axé sur la défensive épurée et une attaque rythmée.

Les Marocains s’appuieront sur Nabil Dirar, un élément des plus fiables.

Pas de chance

L’Iran possède une belle équipe, mais elle risque de faire office de figurante en raison de la présence du Portugal et de l’Espagne dans le groupe.

C’est dommage, parce que les Iraniens ont survolé la compétition pendant la phase qualificative en étant invaincus en 18 matchs. C’est la première fois que le pays se qualifie pour deux Coupes du monde consécutives, une belle réalisation.

On regardera attentivement Sadar Amzoun, un jeune attaquant qui commence à émerger comme une réelle menace offensive.


Horaire

► Vendredi 15 juin

  • Maroc – Iran
  • Portugal – Espagne

► Mercredi 20 juin

  • Portugal – Maroc
  • Iran – Espagne

► Lundi 25 juin

  • Espagne – Maroc
  • Iran - Portugal

Groupe C

La France et les autres

On ne peut pas dire qu’il risque d’y avoir de très grosses surprises dans le groupe C. En fait, on peut dire qu’il y aura la France et les autres.

Les Bleus ont une formation jeune et remplie de promesse avec notamment Raphaël Varane, Paul Pogba et Antoine Griezmann. Dans les buts, le vétéran Hugo Lloris va encore une fois tenir le fort.

La clé pour les Français sera de maintenir une centration optimale tout au long du tournoi. Voilà 20 ans qu’ils n’ont pas été sacrés champions du monde et l’heure pourrait avoir sonné.

Avec un sélectionneur chevronné comme Didier Deschamps, on s’attend à un tournoi de première classe où la ronde demi-finale soit le minimum acceptable.

Route sinueuse

On peut dire que les Australiens se sont compliqué la vie pour s’assurer d’une quatrième qualification de suite à la Coupe du monde, ratant la qualification directe. Ils ont eu à disputer pas moins de 22 matchs pour obtenir leur billet.

De fait, les Australiens ont été les avant-derniers à obtenir leur laissez-passer pour la grande fête du soccer.

Dans le rayon du positif, on retrouve essentiellement le même noyau de jeunes joueurs qui étaient du voyage au Brésil il y a quatre ans. Ce groupe a d’ailleurs gagné la première coupe d’Asie de l’histoire du pays en 2015.

Les amateurs de la MLS vont reconnaître un vieux routier en Tim Cahill. Les Australiens devraient lutter pour obtenir la seconde place du groupe.

À surveiller

Si les Australiens veulent imiter les Français et passer à la ronde éliminatoire, ils devront espérer que le Danemark ait de la difficulté.

Les Danois ont une formation en hausse qui a de quoi inquiéter un peu tout le monde, même les Bleus. Ils n’ont participé à aucun tournoi majeur depuis l’Euro de 2012. Cependant, ils sont invaincus en deux ans, soit en 11 matchs.

Il faudra surtout surveiller le milieu créateur Christian Eriksen, qui est le cœur de l’attaque danoise.

Une surprise ?

On peut dire que le Pérou est l’une des surprises de cette Coupe du monde puisque peu de gens voyaient le petit pays sud-américain y participer. Il s’agira d’une première participation depuis 1982 pour les Péruviens.

On peut toutefois s’attendre à une formation qui ne se laissera pas marcher sur les pieds et qui n’a accordé que sept buts en huit matchs en 2017. La plupart des joueurs péruviens évoluent au Mexique, ce qui laisse entrevoir un jeu rapide.


Horaire

► Samedi 16 juin

  • France – Australie
  • Pérou – Danemark

► Jeudi 21 juin

  • Danemark – Australie
  • France – Pérou

► Mardi 26 juin

  • Danemark – France
  • Australie – Pérou

Groupe D

Le temps de Lionel Messi

Voilà un groupe fort intéressant parce qu’on assistera à de belles batailles, mais aussi parce qu’on y retrouve l’Argentine et sa star Lionel Messi, pour qui il commence à se faire un peu tard, à l’instar de son rival de toujours Cristiano Ronaldo.

Les Argentins sont entrés dans cette Coupe du monde en se qualifiant de peine et de misère même s’ils ont été finalistes il y a quatre ans.

Il ne manque pourtant pas de talent au sein de l’Albiceleste avec entre autres Gonzalo Higuain et Sergio Aguero.

Tous les espoirs reposent malgré tout sur Messi, qui porte tellement bien son nom et qui fêtera son 31e anniversaire pendant le tournoi.

Le petit poucet

Avec une population de seulement 330 000 habitants, l’Islande est la plus petite nation à participer au Mondial depuis que la compétition existe.

Personne n’a oublié le parcours sensationnel des Islandais lors de la Coupe d’Europe de 2016 alors qu’ils ont atteint la ronde quart de finale.

La phase de qualification de cette Coupe du monde a démontré que l’Euro n’était pas un coup de chance et il faudra les suivre de près.

On surveillera particulièrement Aron Gunnarsson et Gylfi Sigurdsson qui ont le potentiel pour soulever le stade sur le plan offensif.

Du talent, mais...

Étonnamment, la Croatie a été contrainte de passer par la ronde éliminatoire pour se qualifier pour cette Coupe du monde.

C’est surprenant, considérant que la sélection compte sur beaucoup de talent et sur une génération de joueurs d’exception.

Les meneurs seront Luka Modric, Mario Mandzukic, Ivan Rakitic et Ivan Perisic.

Si les Croates jouent au sommet de leur talent, ils peuvent prétendre à une place dans la ronde éliminatoire et, pourquoi pas, terminer en tête du groupe.

À surveiller

Dans un groupe aussi serré que celui-ci, les Nigériens ne sont pas à négliger puisqu’ils ont été les premiers Africains à se qualifier pour le tournoi.

Pour ce faire, ils sont sortis d’un groupe comprenant l’actuel champion d’Afrique, le Cameroun, de même que la Zambie et l’Algérie.

Bref, ça serait bête de lever le nez sur le Nigeria qui a le potentiel pour brouiller les cartes.

On parle ici d’une formation qui a un talent offensif certain de même qu’une bonne organisation en milieu de terrain.


Horaire

► Samedi 16 juin

  • Argentine – Islande
  • Croatie – Nigeria

► Jeudi 21 juin

  • Argentine – Croatie

► Vendredi 22 juin

  • Nigeria – Islande

► Mardi 26 juin

  • Nigeria – Argentine
  • Islande – Croatie

Groupe E

Le retour du Brésil

Difficile de ne pas favoriser le Brésil dans ce groupe. La question est de savoir si les Brésiliens sont parvenus à exorciser le cuisant revers de 7 à 1 subi aux mains de l’Allemagne à la maison lors de la Coupe du monde de 2014.

Si l’on se fie au parcours qualificatif, la réponse semble être oui puisque les Brésiliens ont été les premiers à obtenir leur billet pour le tournoi, défaisant notamment l’Argentine chemin faisant. Le point tournant semble avoir été l’embauche d’Adenor « Tite » Bacchi comme sélectionneur en 2016. Depuis, l’équipe n’a presque perdu aucun match.

À 26 ans, Neymar est le meneur incontesté de cette équipe.

Communion

Dans le camp de la Suisse, le temps de la communion est arrivé afin que tout le monde apporte sa pierre à l’édifice. Les Helvètes ont de bonnes pièces, mais celles-ci ne fonctionnent pas toujours bien ensemble.

La Suisse compte sur une sélection qui arrive à maturité avec un noyau de joueurs dans la fin vingtaine qui sont prêts à passer à la vitesse supérieure.

Le seul problème, c’est que les Suisses semblent avoir un blocage psychologique et ne parviennent jamais à franchir à la ronde des 16. La dernière fois que la Suisse a remporté un match éliminatoire remonte à 1954.

On parle tout de même d’une équipe bien équilibrée qui a de quoi lutter pour la seconde place du groupe. 

À suivre

Les amateurs nord-américains devraient suivre le Costa Rica, ne serait-ce que parce qu’on y retrouve cinq joueurs de la Major League Soccer, de même qu’un certain Johan Venegas, qui ne s’est jamais adapté à l’Impact.

Les Costaricains avaient surpris un peu tout le monde en atteignant les quarts de finale il y a quatre ans, poussant les Néerlandais à la séance de tirs au but avant de baisser pavillon.

On parle d’un petit pays, mais qui est fou de ballon rond et où on pratique un style amusant à regarder. Le gardien Kaylor Navas est une pièce importante des Ticos, de même que Bryan Ruiz et Celso Borges. 

De retour

La Serbie a facilement assuré sa qualification pour effectuer un retour après 12 ans d’absence.

Malgré une production impressionnante de 20 buts pendant cette phase qualificative, on a pourtant remercié le sélectionneur Slavoljub Muslin. On surveille de près le jeune Aleksandar Mitrovic, qui possède un potentiel offensif

indéniable. Branislav Ivanovic sera l’homme de confiance pour servir de point d’ancrage à la défensive.


Horaire

► Dimanche 17 juin

  • Costa Rica – Serbie
  • Brésil – Suisse

► Vendredi 22 juin

  • Brésil – Costa Rica
  • Serbie – Suisse

► Mercredi 27 juin

  • Serbie – Brésil
  • Suisse – Costa Rica

Groupe F

Un doublé allemand ?

On retrouve les champions en titre, les Allemands, dans un groupe intéressant et rien n’indique qu’ils aient perdu de leur aplomb depuis quatre ans.

De fait, les Allemands n’ont perdu aucun match en 2017. Voilà un bon indicateur de la forme dans laquelle se trouve cette sélection qui a remporté la Coupe des confédérations en juillet 2017. Qui plus est, les Allemands se sont qualifiés en remportant chacun des dix matchs qu’ils ont disputés, tout en inscrivant un total record de 43 buts. Les hommes à surveiller sont Toni Kroos, Thomas Müller et Mesut Özil, qui sont les meneurs de cette formation.

Kroos est particulièrement important parce qu’il joue le rôle de métronome de cette sélection.

À court

Les Mexicains sont des habitués de la Coupe du monde, mais ils arrivent toujours un peu à court, comme en témoigne leur incapacité à franchir la ronde des 16 lors des six derniers tournois. Si les Mexicains parvenaient à atteindre les quarts de finale cette année, ce serait un exploit puisqu’ils y sont seulement parvenus à deux reprises, dont en 1986 quand le tournoi avait lieu chez eux.

Le Mexique a connu une bonne campagne de qualification, doublant les Américains au passage. Outre les meneurs que sont Javier Hernandez, Jesus Corona et Hirving Lozano, on surveillera aussi les frères Giovanni et Jonathan dos Santos, du Galaxy de Los Angeles. 

L’après-Zlatan

Zlatan Ibrahimovic est passé à la MLS, a pris sa retraite internationale l’an passé et pour la Suède, c’est maintenant le début de l’ère post-Zlatan. Évidemment, l’attaquant format géant a laissé son empreinte sur l’équipe, mais sans lui, on voit aussi une formation qui semble mieux se tenir, moins dépendante.

La présence d’un joueur d’une telle magnitude peut parfois nuire à la cohésion d’une formation. Il faut maintenant voir si Emil Forsberg est en mesure de chausser les crampons de Zlatan et de transporter cette équipe. 

De passage

Même si les Coréens sont du tournoi depuis 1986, ils risquent fort de n’être que de passage cette fois-ci considérant le groupe dans lequel ils se retrouvent. La qualification a été compliquée et s’est décidée lors de la toute dernière journée de compétition de la phase de groupe asiatique. Le sort des Sud-Coréens va largement dépendre des prestations de Son Heung-min, Ki Sung-yeung et Lee Chung-yong.

Mais soyons honnête, on accorde peu chances aux Sud-Coréens de poursuivre leur parcours au-delà de la phase de groupe.


Horaire

► Dimanche 17 juin

  • Allemagne – Mexique

► Lundi 18 juin

  • Suède – Corée du Sud

► Samedi 23 juin

  • Corée du Sud – Mexique
  • Allemagne – Suède

► Mercredi 27 juin

  • Corée du Sud – Allemagne
  • Mexique – Suède

Groupe G

La Belgique est mûre

La Belgique présente, depuis quelques années, l’une des meilleures sélections au monde, mais les résultats tardent à venir. Verra-t-on les Diables rouges enfin débloquer ?

À la suite de l’Euro 2016, on a montré la porte au sélectionneur Marc Wilmots, à qui on a préféré l’Espagnol Roberto Martinez. Ça pourrait être le coup de fouet dont avait besoin cette équipe.

On retrouve énormément de talent au sein de cette formation. Dans les buts, il y a Thibault Courtois. En défense centrale, Vincent Kompany devra peut-être céder sa place à Laurent Ciman, et on peut aussi compter sur les arrières Toby Alderweireld et Jan Vertonghen.

À l’attaque, les Belges se démarquent avec Eden Hazard, Romelu Lukaku et surtout  Kevin De Bruyne, qui a éclos depuis l’Euro.

Crédibilité

L’Angleterre n’en finit plus de décevoir depuis quelques années, que ce soit lors de la dernière Coupe du monde, en 2014, ou lors de l’Euro il y a deux ans.

Pourtant, les Anglais ont dans leur cour la ligue la plus en vue de la planète. Ça ne semble pas suffire puisque le talent ne se renouvelle pas assez vite. Les Anglais ont participé à la finale pour la dernière fois en 1966.

Ils seront menés par l’attaquant Harry Kane, vedette de Tottenham. S’il marque abondamment en Premier League, il a 12 buts en 23 matchs sous les couleurs anglaises. Il devra en faire un peu plus. 

Troisième roue

Pauvre Tunisie, elle fait un peu office de troisième roue du carrosse dans ce groupe où la Belgique et l’Angleterre devraient accéder au tour suivant. Pourtant, les Tunisiens ont été invaincus pendant la phase de qualification qui les amène à la Coupe du monde pour la première fois depuis 2006.

Bâtie autour de jeunes joueurs en hausse, cette sélection aura pour objectif de remporter un match, sans doute contre le Panama. On surveillera Wahib Kharzi, qui sera l’attaquant à qui on devrait faire confiance chez les Tunisiens. 

Des figurants

Il s’agit d’une toute première qualification pour le Panama, ce qui a mené à un congé national !

La Coupe du monde pour les Panaméens, c’est d’avoir défait le Costa Rica 2 à 1 lors de son dernier match de qualification et d’être en Russie malgré ses quatre millions d’habitants pendant que les États-Unis (320 millions) n’y sont pas. Le Panama a toutefois une carte cachée, son sélectionneur Dario Gomez. Il a qualifié sa patrie la Colombie, en 1998, puis l’Équateur en 2002.


Horaire

► Lundi 18 juin

  • Belgique – Panama
  • Tunisie – Angleterre

► Samedi 23 juin

  • Belgique – Tunisie

► Dimanche 24 juin

  • Angleterre – Panama

► Jeudi 28 juin

  • Angleterre – Belgique
  • Panama – Tunisie

Groupe H

Un groupe ouvert

La Pologne revient à la Coupe du monde pour la première fois depuis 2006 et vu la proximité avec la Russie, il y a fort à parier que les partisans seront nombreux à faire le voyage, ce qui risque d’être intéressant en termes d’ambiance.

Pour les Polonais, c’est un peu maintenant ou jamais puisque les deux vedettes que sont Robert Lewandowski (29 ans) et Jakub Blaszczykowski (32 ans) ne rajeunissent pas.

On voit ici une sélection arrivée à maturité qui est presque identique à celle qui a atteint les quarts de finale de l’Euro 2016. Il y a donc beaucoup d’espoir dans le camp polonais.

Le seul véritable point d’interrogation se situe sur le plan de la défensive, qui n’est pas la plus solide du tournoi. 

Continuité

Principale adversaire de la Pologne dans ce groupe H, la Colombie est à la recherche de continuité. En effet, le pays sud-américain participe à un second tournoi consécutif après avoir raté la danse pendant 16 ans.

Mais les Colombiens ne se sont pas rendu la tâche facile puisqu’ils ont dû attendre au dernier match de qualification afin d’assurer leur place parmi l’élite mondiale.

Il n’y a donc rien de gagné, mais si James Rodriguez peut faire un peu de magie dans la surface adverse, tous les espoirs de passer à la phase éliminatoire sont permis.

À ne pas négliger

Le Japon n’a pas de joueur vedette. Voilà la question réglée. Mais ça ne veut pas dire qu’il faille l’écarter de l’équation pour autant.

Les Japonais ont beaucoup d’expérience et plus de la moitié d’entre eux évoluent en Europe. Ils connaissent donc le tabac.

Le Japon compte sur le milieu de terrain Shinji Kagawa qui, avec ses 89 titularisations, possède énormément d’expérience. Sur le plan offensif, le milieu Keisuke Honda et l’attaquant Shinji Okazaki ont de quoi faire le travail.

Longue attente

Au grand plaisir de l’ancien Impact Hassoun Camara, le Sénégal revient à la Coupe du monde pour la première fois depuis 2002 alors qu’il avait fait les choses en grand en atteignant les quarts de finale. Cette fois-ci, la qualification sénégalaise n’a pas été simple puisqu’elle a été marquée par une décision audacieuse de la FIFA, qui a forcé à rejouer un match que le Sénégal avait initialement perdu 2 à 1 contre l’Afrique du Sud. On a invoqué la tricherie de l’arbitre pour la reprise de la rencontre. On devine la suite, le Sénégal a remporté la rencontre de reprise, ce qui a changé l’allure du groupe qualificatif. À surveiller, le très rapide Sadio Mane qui est une menace constante grâce surtout à sa vitesse. 


Horaire

► Mardi 19 juin

  • Colombie – Japon
  • Pologne – Sénégal

► Dimanche 24 juin

  • Japon –Sénégal
  • Pologne – Colombie

► Jeudi 28 juin

  • Japon – Pologne
  • Sénégal – Colombie