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Reconnue coupable sept ans plus tard

Conduite avec les facultés affaiblies causant la mort

Cynthia Gaulin
Photo d'archives Cynthia Gaulin

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Au terme d’un deuxième procès ordonné par la Cour d’appel, Cynthia Gaulin a été reconnue coupable de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

Ce jugement, la grand-mère de Valérie Gagné l’attend depuis le jour où Gaulin, aujourd’hui âgée de 27 ans, a été arrêtée puis accusée.

« Ça fait sept ans... Sept ans que j’attends... Alors aujourd’hui, je suis bien contente... », a laissé tomber Liliane Belleau quelques minutes après le prononcé du verdict.

Pas de permis

Dans son jugement, le juge Jean-Paul Decoste a rappelé que le 8 octobre 2011, Cynthia Gaulin avait consommé de l’alcool avant de prendre les commandes d’un petit Fiat 500 de location alors qu’« elle n’avait jamais conduit de voiture, ne possédait pas de permis » et que son taux d’alcoolémie se situait, selon un expert, « entre 155 et 188 mg d’alcool par 100 ml de sang trois heures après l’accident ».

« Si elle avait été sobre, aurait-elle accepté de conduire ? » a questionné le juge qui a répondu par la négative.

Au surplus, il a rappelé que c’est « avant de conduire que l’on s’assure de l’emplacement des pédales et des clignotants » et non pas pendant la conduite comme Gaulin l’a prétendu au procès.

« Trompée de pédale »

Selon ce qu’elle avait dit au Tribunal, c’était le comportement de sa passagère qui avait voulu lui montrer où se trouvait le clignotant pendant qu’elle conduisait et le fait qu’elle se soit « trompée de pédale » qui avait causé l’accident dans lequel Valérie Gagné avait trouvé la mort sur le boulevard Hamel à Québec.

Une explication qui ne tenait pas la route selon le magistrat.

« Cette information, elle ne l’a pas donnée aux policiers ou aux ambulanciers après l’accident. Elle ne l’a pas non plus écrite sur les papiers qu’elle avait rédigés à la suite de l’accident pour se souvenir », a rappelé le juge Decoste, qui a ajouté que « cela ressemblait trop à de la fabrication récente pour y prêter foi ».

Gaulin, qui conserve pour l’instant sa liberté, reviendra en Cour en septembre pour les représentations sur la peine.