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Québec 2018: Legault, en avance dans les sondages, comparé à Mulcair et Coderre

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Photo Simon Clark Le Parti québécois compare François Legault à Thomas Mulcair et Denis Coderre avant leur cuisante défaite.

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Le Parti québécois compare François Legault à Thomas Mulcair et Denis Coderre avant leur cuisante défaite.

Le chef péquiste Jean-François Lisée a admis mercredi que son adversaire caquiste a réussi à représenter le changement auprès des électeurs québécois. «Ils ont la carte du changement, mais ils l’ont, à mon avis, trop tôt», a-t-il précisé, à l’entrée de la réunion quotidienne des élus péquistes.

Une projection des sièges réalisée par Bryan Bréguet à partir d’un sondage LCN/Léger révèle que François Legault serait à la tête d’un gouvernement caquiste majoritaire avec 83 députés si des élections avaient lieu aujourd’hui. Avec 33 députés, le parti de Philippe Couillard serait renvoyé dans l’opposition, amputé de la majorité de ses ministres et le PQ ne serait même plus reconnu comme un parti politique à l’Assemblée nationale avec seulement cinq élus.

«La campagne de M. Legault va aussi bien que celle de Thomas Mulcair à quelques mois de sa défaite et celle de Denis Coderre à quelques mois de sa défaite», a ironisé M. Lisée.

Le chef du PQ a tenu à mettre en garde la population contre le chant des sirènes caquistes. «Est-ce qu’on en a vraiment besoin (d’un gouvernement caquiste) et est-ce que c’est vraiment crédible ?», a-t-il insisté.

Jean-François Lisée soutient que sa formation politique est beaucoup mieux outillée pour chasser les libéraux du pouvoir et former le prochain gouvernement. «On est résilient, on est patient, on est méthodique, on est crédible».

Il dit ne pas avoir besoin de rassurer ses troupes puisque le score du PQ stagne autour de 20% depuis maintenant six mois. «Si vous saviez la tonne de prévisions électorales qu’il faut mettre à la poubelle!», a-t-il lancé.

Les libéraux discrets

Les libéraux étaient avares de commentaires. Battu dans sa circonscription de Châteauguay selon la simulation de l’analyste Bryan Breguet, le ministre Pierre Moreau a minimisé l’impact du coup de sonde dans les rangs libéraux.

«On a l’impression que les sondages ont beaucoup plus d’influence sur le moral des troupes qu’ils en ont en réalité. Moi, ce que je constate, ce n’est pas ça», a-t-il plaidé mercredi.

Son collègue Luc Fortin, qui perdrait également son siège si les prédictions se concrétisent, a tenu à préciser qu’il n’a jamais pris les électeurs de Sherbrooke pour acquis. «Les sondages, c’est un peu comme l’astrologie, on le regarde, on le lit, c’est divertissant, mais on n’y porte très peu d’attention. Alors il y a une campagne électorale qui va voir lieu, on va travailler fort et le 1er octobre prochain, on va gagner», a-t-il insisté.

Tanné du copinage libéral

Tout souriant, le chef caquiste François Legault est resté prudent. Il a martelé qu’à trois mois et demi du scrutin, il ne tient rien pour acquis. Il estime tout de même que les résultats des sondages ne sont pas surprenants.

«On voit que les Québécois sont tannés de ces façons de faire, sont tannés du copinage libéral, sont tannés que les décisions soient prises en fonction de la clique libérale. Donc, ils veulent se débarrasser d'un gouvernement usé, un gouvernement où il y a une très forte odeur de fin de régime».