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Un bon tonique pour le soccer canadien

C’est un tournoi qui stimule le rêve, dit Patrice Bernier

Patrice Bernier
Photo Chantal Poirier Patrice Bernier

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L’octroi de l’organisation de la Coupe du monde de soccer 2026 à la candidature unifiée du Canada, des États-Unis et du Mexique est une formidable nouvelle pour le soccer canadien et québécois.

« Chaque fois qu’il y a une Coupe du monde, c’est un accélérateur de la popularité du sport », a rappelé le vice-président exécutif de l’Impact, Richard Legendre.

Celui-ci espère que cette annonce aura le même effet sur le soccer canadien que la tenue des Jeux olympiques d’hiver à Vancouver en 2010 en a eu sur le sport amateur.

« Ça me fait penser au programme À nous le podium. Quand l’événement vient chez vous, ça donne une motivation de plus pour former des joueurs. »

Bon pour le développement

Legendre met surtout l’accent sur le fait qu’il y a toute une génération de jeunes joueurs comme Alphonso Davies, des Whitecaps de Vancouver, Jonathan Osorio, du Toronto FC, et Samuel Piette, de l’Impact, qui vont profiter de cette annonce.

« C’est une super annonce pour le soccer canadien. Si je suis un jeune qui entre à l’Académie de l’Impact, je me dis que dans huit ans je pourrais être à la Coupe du monde chez moi. C’est un tournoi qui stimule le rêve », a mentionné Patrice Bernier qui agit comme ambassadeur de la candidature canadienne.

L’annonce de l’attribution de la Coupe du monde 2026 au Canada, aux États-Unis et au Mexique a réjoui Patrice Bernier, ambassadeur de la candidature canadienne, Rosanne Filato, responsable des sports et de la jeunesse à la Ville de Montréal et Richard Legendre, vice-président exécutif chez l’Impact.
Photo Chantal Poirier
L’annonce de l’attribution de la Coupe du monde 2026 au Canada, aux États-Unis et au Mexique a réjoui Patrice Bernier, ambassadeur de la candidature canadienne, Rosanne Filato, responsable des sports et de la jeunesse à la Ville de Montréal et Richard Legendre, vice-président exécutif chez l’Impact.

Selon l’ancien capitaine de l’Impact, tout est en place pour le développement du talent.

« Le développement est déjà en place avec trois équipes professionnelles qui ont des académies. »

« À 23 ans, je suis déjà un vétéran avec 38 sélections. À 31 ans, j’ai hâte de voir combien je vais en avoir. C’est sûr que je vais rester alentour si je reste en santé », a noté Samuel Piette plus tôt cette semaine.

L’exemple américain

Bernier a rappelé que la présentation de la Coupe du monde avait lancé la popularité du soccer aux États-Unis.

« Nos voisins au sud ont eu la Coupe du monde en 1994 et ils ont une ligue professionnelle depuis plus de 20 ans et avant la Coupe du monde qui commence, ils en ont fait six d’affilée. Ça démontre que c’est un événement qui booste tout le reste. »

Richard Legendre a renchéri en mentionnant que cette nouvelle était bonne à plus d’un égard.

« C’est sur deux fronts que c’est important, soit la promotion de notre sport et le développement des joueurs. C’est bon pour notre ligue qui a été très impliquée dans le processus et en plus, ça sera le 30e anniversaire de la MLS en 2026. »

Rappelons que la MLS a été créée en 1996 parce que c’était un critère imposé par la FIFA lorsque la Coupe du monde de 1994 a été octroyée aux États-Unis et depuis, le circuit Garber est un de ceux qui connaissent la plus forte progression à travers le monde.

Déception au Maroc

D’autre part, l’attribution de l’édition 2026 au triumvirat composé du Mexique, du Canada et des États-Unis a suscité une grande vague de déception et d’amertume au Maroc.

Dans un tweet, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani a salué le comité de candidature du Maroc pour son sérieux et son professionnalisme, le remerciant pour « ce rêve partagé ».

– Avec l’AFP