/sports/hockey
Navigation

Benoît-Olivier Groulx : le hockey dans les veines

Benoît-Olivier Groulx
Photo Agence QMI, John Morris Benoît-Olivier Groulx

Coup d'oeil sur cet article

Espoir admissible au prochain repêchage, Benoît-Olivier Groulx a dû entendre souvent la question «Es-tu le fils de l’entraîneur Benoît Groulx?». Mais, qui sait, les rôles pourraient bientôt être inversés. Et si le pilote devenait le père d’un joueur de la LNH?

«Moi et mon père, on a toujours eu une relation un peu à l’extérieur du hockey, a raconté le jeune homme. Mon père a toujours voulu être un père pour moi et non un "coach". Ça m’a beaucoup aidé à me libérer de la pression d’être le fils d’un entraîneur reconnu, qui va peut-être accéder à la Ligue nationale un jour. Ma passion s’est beaucoup développée à travers lui.»

Néanmoins, être le fils d'un entraîneur comporte clairement son lot d’avantages.

«Il me garde un peu sur terre. [Durant le combine], il m'a aidé en me conseillant d'aller me rafraîchir les idées dehors après avoir fini les entrevues.»

Le premier centre des Mooseheads de Halifax a pris part au combine de la LNH à Buffalo, où il a eu l'occasion de s'asseoir avec plusieurs dirigeants en prévision du repêchage.

«J’avais très hâte de rencontrer le Canadien, Ottawa, Pittsburgh... C’est sûr qu’il y a des équipes que je préfère un peu plus, mais d’être repêché dans la Ligue nationale, c’est un exploit pour moi, c’est un exploit pour ma famille.»

La Centrale de recrutement de la LNH le classe au 20e rang en Amérique du Nord.

«Je rêve d'être sélectionné depuis que j’ai trois ans. Le repêchage, c’est une journée, a-t-il précisé. L’objectif, ce n’est pas d’être repêché au premier tour, c’est de jouer dans la Ligue nationale. Je pense que ça se fait au cours des prochaines années.»

Dès sa première année avec les Mooseheads, il s'est vu donner beaucoup de responsabilités défensives. Résultat: seulement 31 points en 62 matchs. L'an dernier, sa production offensive s'est améliorée comme en fait foi sa récolte de 55 points en 68 rencontres.

«Je ne m'impose pas la pression de m'établir dans la Ligue nationale dès l’année prochaine. Je pense que j’ai encore beaucoup de choses à améliorer comme mon coup de patin et mon flair offensif.»

Il passera une bonne partie de l'été à Syracuse, où il mettra les bouchées doubles à l'entraînement avec son préparateur physique... et dans la même ville que le paternel, entraîneur-chef du Crunch.