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Coupe du monde 2026: l’architecte du Stade olympique espère un toit mobile

TOUR-D-HYDRAVION
Photo d’archives

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Le créateur du Stade olympique estime que l’accueil de matchs de la Coupe du monde de soccer en 2026 à Montréal serait l’occasion rêvée de finaliser la structure plus de quarante ans après son inauguration.

Au lendemain du choix du Canada comme pays co-organisateur de la compétition, avec le Mexique et les États-Unis, de nombreux observateurs se demandent comment adapter le Stade olympique aux normes de la Fédération internationale de soccer (FIFA), qui requièrent notamment des enceintes à ciel ouvert.

«Pour moi, la meilleure solution, ça reste un toit léger rétractable qui serait ouvert durant l’été et fermé durant l’hiver. J’ai conçu le stade dans cette optique et ça fait longtemps que ça aurait dû être fait», affirme l’architecte français Roger Taillibert.

Ce dernier n’était pas au courant que les discussions au sujet du toit du stade avait repris, lorsque Le Journal l’a contacté, mais il se réjouit de la possibilité de voir une autre grande compétition se tenir dans l’édifice qu’il a conçu pour les Jeux olympiques de 1976.

Selon lui, la problématique du toit de stade ne devrait pas empêcher Montréal d’accueillir des matchs. Au contraire, la perspective de la Coupe du monde devrait permettre d’aller de l’avant avec son idée.

«Un projet de toit mobile existe déjà, je l’ai développé pour ce stade», dit-il.

Pourtant, cette option n’est pas celle que privilégie la Régie des installations olympiques, qui la juge trop dispendieuse et qui penche plutôt pour un toit démontable.

Mais M. Taillibert estime qu’au-delà des coûts il faut penser à l’image que renvoie ce genre d’équipement. Il affirme également que les techniques de construction moderne ont fait tomber tous les obstacles à son ambition de départ.

«Un toit mobile fait de matériaux composite, ce serait une première dans le monde et ça redonnerait une image positive au stade», ajoute l’homme qui travaille encore à 92 ans sur des projets, notamment en Afrique.

M. Taillibert se dit prêt à collaborer à un tel projet «à condition de faire affaire avec des gens sérieux». «Il faut arrêter avec le bricolage des dernières années», dit-il.