/news/politics
Navigation

Gracié par les libéraux: Pierre Paradis évite une pénalité de 25 000 $

Pierre Paradis
Photo d'archives, STEVENS LEBLANC Pierre Paradis

Coup d'oeil sur cet article

Gracié par les libéraux, le député indépendant Pierre Paradis échappe à une sanction de 25 000 $ pour mauvaise utilisation des fonds publics.

Les élus du gouvernement Couillard ont voté jeudi contre les recommandations de la commissaire à l’éthique, qui a sévèrement blâmé l’ex-ministre libéral pour avoir favorisé les intérêts de sa fille et son gendre avec son allocation de logement à Québec.

La commissaire sort de sa réserve

S’appuyant sur un avis juridique externe commandé pour contre-vérifier le travail de Me Ariane Mignolet, le leader parlementaire libéral Jean-Marc Fournier a dit vouloir éviter de commettre « une injustice ».

Pierre Paradis
Photo Simon Clark

Dans un geste très inhabituel, la commissaire à l’éthique est sortie de sa réserve. Elle a accusé le ministre Fournier d’avoir porté atteinte à l’institution qu’elle représente en remettant en question les conclusions de son rapport.

Elle a rappelé que les élus se sont donné un Code d’éthique et ont confié à une « personne indépendante et impartiale nommée aux deux tiers des membres de l’Assemblée nationale la seule compétence pour interpréter ses dispositions dans le cadre d’une enquête ».

Les menaces de Paradis ?

Les partis d’opposition, qui ont appuyé le rapport Mignolet, ont condamné le coup de pouce des libéraux à leur ancien collègue. Le chef péquiste Jean-François Lisée soupçonne même le gouvernement d’avoir cédé aux menaces de Pierre Paradis.

Pierre Paradis
Photo Simon Clark

Dans une lettre transmise aux élus de l’Assemblée nationale, le député de Brome-Missisquoi souligne que les parlementaires ont un devoir de mémoire. « Après 37 ans à servir comme député, j’entends honorer ce devoir de mémoire. Que ce soit comme candidat ou autrement, j’entends participer à la prochaine campagne électorale », écrit-il à ses pairs.

Pour M. Lisée, c’est clairement du chantage : « Il y a un député libéral qui a utilisé son allocation logement pour payer la totalité de l’hypothèque de sa fille et de son gendre [...] Les députés libéraux trouvent ça parfaitement éthique ? Je ne le crois pas. Ce que je sais, par contre, c’est que le député en question a dit : “Si vous ne votez pas de mon bord, j’ai 37 ans de secrets libéraux à révéler pendant la campagne électorale !” »