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Bras de fer entre le syndicat d’enseignants de Québec et sa centrale syndicale

SERQ
Photo Agence QMI, Simon Clark Denis Simard
Préside du SERQ

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Le syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ) est au cœur d’un véritable bras de fer juridique l’opposant à sa centrale syndicale, qui conteste son processus de désaffiliation.

Les hostilités ont débuté à la fin du mois de mars, lorsque le SERQ a recommandé à ses membres de quitter les rangs de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) pour rejoindre ceux de la Fédération autonome de l’enseignement, jugée plus revendicatrice. Un vote sur la désaffiliation était prévu fin avril.

La CSQ a d’abord contesté devant les tribunaux la tenue d’un référendum par vote électronique, ce qui contrevenait aux règles en vigueur selon la centrale, qui a obtenu une ordonnance de sauvegarde à ce chapitre. Le SERQ a alors tenu un vote papier, qui s’est déroulé le 15 mai.

Bulletins de vote non dépouillés

Or, les bulletins de vote n’ont toujours pas été dépouillés puisque la CSQ a de nouveau contesté la démarche devant les tribunaux, le différend portant cette fois-ci sur les règles entourant le calcul du nombre de membres autorisés à voter. Selon la CSQ, 5450 membres cotisants peuvent se prononcer, alors que le SERQ en compte plutôt 4530.

Une autre ordonnance de sauvegarde a été émise, interdisant le dépouillement jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu sur le fond de ce litige. Le SERQ vient de porter cette décision en appel.

Son président sortant, Denis Simard, estime que les procédures entamées par la CSQ sont « abusives » et briment « la liberté d’expression et l’autodétermination de ses membres ». « C’est de l’acharnement, lance-t-il. Une centrale syndicale qui se dit démocratique devrait permettre aux membres de connaître l’issue du vote. »

Droits respectés

La CSQ rétorque qu’au contraire, ces démarches ont été entreprises afin de s’assurer que les droits de tous les membres aient été respectés. Des membres qui ne cotisaient pas au cours de la période précédant le vote n’ont pu se prononcer, explique la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Josée Scalabrini.

Cette dernière affirme que la FSE-CSQ « a tout fait » pour parvenir à une entente à ce sujet avant la tenue du vote, alors que le SERQ s’est retiré des discussions. « Il y a des règles en place qu’ils connaissaient à l’avance, on ne peut pas accepter ça », dit-elle.

Les enseignants des commissions scolaires de la Capitale et des Premières-Seigneuries risquent fort de débuter la prochaine année scolaire sans être fixés sur leur affiliation syndicale, puisqu’il pourrait s’écouler encore plusieurs mois avant