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La réserve de Portneuf, toute une destination

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RIVIÈRE-À-PIERRE | Depuis quelques années, les directeurs de la réserve faunique de Portneuf ont décidé de poser des gestes concrets pour améliorer la qualité de pêche. À en juger par la dernière aventure que nous avons vécue, les résultats sont concrets.

« Nous avons changé afin de permettre aux gens de savoir à l’avance les lacs sur lesquels ils vont pêcher, explique l’actuel directeur, Mathieu Caron. De plus, nous avons procédé à des aménagements de frayères et fermé des lacs pour quelques saisons, afin de permettre à la truite de grossir. »

Je considère que maintenant, il n’y a qu’une seule expression pour qualifier tous ces travaux : mission accomplie.

Durant notre séjour, nous avons capturé plusieurs truites dont le poids dépassait la livre, sur des lacs que tous les amateurs de pêche qui fréquentent la réserve peuvent pêcher. On a créé un club très sélect dans la réserve, celui des 2 livres. On enregistre toutes les prises qui atteignent ce poids. Une telle récolte n’est pas rare.

Michel Cairety, Robert Saunier, Francis Moroni et Daniel Parent et, à l’arrière, le directeur Mathieu Caron, heureux de leur pêche.
Photo Julien Cabana
Michel Cairety, Robert Saunier, Francis Moroni et Daniel Parent et, à l’arrière, le directeur Mathieu Caron, heureux de leur pêche.

Une liberté plus grande

Dans le passé, il y avait un tirage au sort et, souvent, il était impossible de pêcher sur le lac devant le chalet.

« Nous avons décidé de modifier le plan de pêche en offrant chaque jour aux amateurs qui réservent un chalet, deux lacs attitrés qui sont à leur disposition à leur arrivée, ajoute le directeur. Il y a toujours un des deux lacs ensemencé pour permettre une pêche plus facile, alors que l’autre contient uniquement une population de truites indigènes. De cette façon, les gens savent qu’ils vont prendre de belles truites, avec la possibilité de se lancer un défi en capturant de grosses mouchetées indigènes. »

Tout ce qui a été fait sur ce territoire l’a été pour faciliter la vie des pêcheurs et leur permettre de faire de belles captures. On peut vraiment affirmer que cette réserve est devenue une véritable destination de pêche. La progression a été remarquable au cours des six dernières saisons. Il est même surprenant de découvrir d’aussi belles truites cachées dans des lacs à peine à une heure et demie de Québec.

La technique

Pour séduire ces belles mouchetées, nous avons utilisé principalement des Lake Clear arc-en-ciel et une William argent et bleue de deux pouces et demi. Elles attaquaient les leurres de façon féroce. Comme le dit l’expression populaire, ça cognait lorsque les truites mordaient. J’ai utilisé une canne à action ultra légère de cinq pieds, en deux parties, pour vivre cette aventure. Quels combats ces truites m’ont livrés ! Comme le veut la coutume pour ce genre de lacs où la grosse truite abondante, il y avait une limite de truites par pêcheurs. Honnêtement, avec de telles prises, la limite devient très acceptable.

Pour la mouche, la Micky Finn et la Muddler brune à queue orange, ont fait des ravages. Elles ne faisaient que toucher l’eau et aussitôt, une truite attaquait.

Chose certaine, inscrivez bien le nom de la réserve faunique de Portneuf dans votre carnet de destinations de pêche à la truite. Pour tout savoir sur les disponibilités restantes cette saison, les coûts des séjours et les conditions, vous pouvez rejoindre les gens de la réserve, au bureau de Rivière-à-Pierre au (418) 323-2028.

5 espèces

En plus de la truite mouchetée, la réserve faunique de Portneuf vous offre la possibilité de pêcher le touladi (truite grise), la moulac, l’omble chevalier et même le maskinongé. Le territoire de 775 km2 compte 375 lacs et 11 rivières parmi lesquelles la Bastican et la Jeannotte. La réserve est située à 40 km au nord de Saint-Raymond, à mi-chemin entre Québec (104 km) et Trois-Rivières. Elle présente un des plus beaux réseaux routiers du réseau de réserves de la Sépaq.

Les services

Les excursions se font en plan européen avec logement en chalet en refuge, en prêt-à-camper au lac Bellevue ou sur l’un des sites de camping dans la réserve. Il est possible de louer canots, cannes à pêche, chaloupes, moteurs et literie. Au poste d’accueil de Rivière-à-Pierre, une petite boutique offre la vente de différents articles, dont des leurres très utiles pour déjouer les poissons.