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Démission au festival des montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu

Le président du C.A. a déclaré une faillite personnelle

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Le président du conseil d’administration de l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu a démissionné après que notre Bureau d’enquête eut informé l’organisation qu’il agissait comme administrateur même s’il est en faillite personnelle, ce qui est interdit par la loi.

Jean Fontaine, un conseiller municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu et administrateur de longue date de l’International de montgolfières, « a décidé de ne plus siéger au conseil », nous a indiqué hier le PDG du festival, Benoît Lemay, au téléphone.

Celui-ci a admis qu’il ignorait jusqu’à il y a quelques jours, avant d’être informé par notre Bureau d’enquête, que le président de son propre festival était en faillite et n’avait donc pas le droit d’agir à la tête de son C.A.

« Ni moi ni le conseil n’étions au courant de sa situation », nous a-t-il dit.

Controverses

En vertu de la loi au Québec, un failli ne peut pas agir comme administrateur d’une entreprise incorporée, qu’elle soit à but lucratif ou non. M. Lemay n’a pas voulu s’avancer à savoir pourquoi M. Fontaine n’avait pas déclaré sa faillite au conseil. M. Fontaine n’a pas donné suite à un appel.

Jean Fontaine est cet élu qui a déjà fait parler de lui récemment quand il a admis avoir fait la promotion active d’un projet de centre commercial de 60 millions $ en sachant « très bien » qu’il était financé par la fille et ex-associée d’un mafieux notoire, Jimmy Di Maulo.

Drogues

Il s’était également retrouvé dans l’embarras en 2012 quand le bar dont il était propriétaire a été perquisitionné par la police pour trafic de drogues. Il avait admis être au courant des activités illicites qui s’y déroulaient et une des personnes arrêtées était son chambreur.

M. Fontaine a fait faillite en 2016 en déclarant des dettes de 710 000 $ sur des actifs de 431 000 $. Les raisons données sont les dettes fiscales de sa firme, une séparation et la maladie. Selon les documents, le fisc lui réclamait plus de 300 000 $.

En janvier 2018, son syndic s’est opposé à sa libération de faillite, car il manquait « des informations relativement à l’adoption de son fils, les dépenses reliées à celui-ci, et les dépenses non discrétionnaires ».