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Un nouveau manège militaire à Sainte-Foy

Le sort de l’ex-quartier militaire demeure nébuleux

Le bâtiment de deux étages renferme des espaces d’entraînement, des aires d’entreposage, des bureaux, des salles de classe et un terrain de parade.
Photo Dominique Lelièvre Le bâtiment de deux étages renferme des espaces d’entraînement, des aires d’entreposage, des bureaux, des salles de classe et un terrain de parade.

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Après des années d’attente, les soldats du 35e Régiment de génie de combat du Canada pourront emménager dans leur nouveau domicile dans le secteur de Sainte-Foy, à Québec.

Les réservistes du régiment avaient été chassés en 2008 du manège militaire du Vieux-Québec comme leurs collègues des voltigeurs lors du terrible incendie qui a ravagé le monument historique. Ils avaient ensuite déménagé dans un édifice du boulevard Pierre-Bertrand.

Le ministre Jean-Yves Duclos et le député Joël Lightbound ont participé à l'ouverture du manège militaire, vendredi matin.
Photo Dominique Lelièvre
Le ministre Jean-Yves Duclos et le député Joël Lightbound ont participé à l'ouverture du manège militaire, vendredi matin.

La promesse d’un nouveau manège pour les recevoir sur les terres de l’ancien quartier militaire de Sainte-Foy s’est finalement réalisée vendredi avec l’inauguration du bâtiment. Le régiment compte aujourd’hui environ 150 membres.

L’édifice de deux étages, érigé au coût de 22 millions $, se veut « ancré dans la communauté et moderne », a souligné le ministre fédéral Jean-Yves Duclos. Il fait face aux centres commerciaux au nord du boulevard Hochelaga.

Secteur à développer

Mais avec ses 4000 pieds carrés, le nouveau manège militaire ne représente qu’une fraction des 140 000 mètres carrés de terrain détenus par la Défense nationale dans ce quartier de Québec, où des dizaines de logements destinés aux familles de militaires sont maintenant à l’abandon.

Il y a deux ans, lors de la première pelletée de terre, le fédéral avait fait part de son intention de développer ce secteur « sous-utilisé », laissant entendre que des projets immobiliers pourraient y voir le jour.

Le sort du quartier demeurait toujours aussi nébuleux, vendredi.

« Le message à retenir, c’est le fait que les Forces armées canadiennes sont en train de revoir leur usage des terrains pour créer des opportunités pour la région de Québec », a mentionné M. Duclos. La construction du manège militaire est une première initiative, a-t-il dit. « Il va y en avoir d’autres au cours des prochaines années », a-t-il poursuivi.

En discussion

Le fédéral se dit en discussion avec la Ville de Québec, le gouvernement du Québec et la Nation huronne-wendat. Celle-ci aura son mot à dire en priorité « dans un souci de réconciliation », selon M. Duclos.

Aucun échéancier n’a cependant été avancé. « On aimerait que ce soit le plus rapide possible [mais] on veut encore plus que ce soit les bonnes choses à faire pour la communauté », a justifié le ministre.

M. Duclos a profité de l’occasion pour souligner le début de la construction, en mai dernier, d’une nouvelle installation à la Base militaire de Valcartier qui abritera à terme l’unité de support logistique du 430e escadron tactique d’hélicoptères. Les travaux de 11,5 millions de dollars devraient se terminer au début de 2022.